"Chaque livre a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."

"Bientôt, l'idée s'empara de moi qu'un univers infini à explorer s'ouvrait derrière chaque couverture tandis qu'au-delà de ces murs le monde laissait s'écouler la vie en après-midi de football et en feuilletons de radio, satisfait de n'avoir pas à regarder beaucoup plus loin que son nombril. "

Carlos Ruiz Zafon

dimanche 2 décembre 2012

Jean-Claude Mourlevat, La ballade de Cornebique, Paris, Folio Junior, 2009.

Et bien, je n'ai qu'une chose à dire : "Pourquoi ne pas avoir commencé par là?"
Mais je ne peux pas me contenter de ça.
Un roman jeunesse aux couleurs et aux dessins très enfantins. Un commentaire qui me faisait peur : "Une fable drôle et survitaminée, pleine de tendresse et de poésie, où l'on retrouve la langue colorée de Jean-Claude Mourlevat."
J'ai ouvert le livre en pensant que si l'auteur n'avait pas su me convaincre avec deux livres pour ados, il n'y arriverait pas avec celui-ci dont la description à tout l'air d'être celle d'un roman mielleux, gorgé de bons sentiments. Tout ce que je n'aime pas.
Et bien, à ma grande surprise, je me suis prise au jeu! Je pensais que l'enfant qui sommeillait en moi était parti quand j'ai arrêté (en rhéto) de manger des Trésors de Kellogs avec une tasse de lait devant Bob l'éponge. Mais non! J'ai sincèrement ri! Autant, les jeux de mots du Bon gros géant de Roald Dahl avait plutôt inspiré la future prof que l'ancienne ado que j'étais, autant ici, j'ai ri, j'ai ri pour moi. Comme devant l'âge de glace et Madagascar (deux animés chers à mon cœur).
Pour la première fois, Jean-Claude Mourlevat m'a vraiment emmenée. J'ai compatis au chagrin d'amour de Cornebique, j'ai compris son besoin de prendre de la distance, j'ai été touchée par la faim qui le tenaillait, la peur des lendemains. J'ai adoré sa rencontre avec le petit loir. Tout.
Lem avec sa maladie d'alzeimer m'a fait rire, me rappelant les énormités dont ma grand-mère est capable et dont il vaut mieux rire que pleurer.
J'ai adoré l'humour dont fait preuve Jean-Claude Mourlevat, notamment avec la grand-mère qui est représentée comme une géante alors qu'elle est minuscule.
Bref, un livre à garder bien au chaud pour faire partager.

Si vous aimez comme moi l'humour un peu bête, très enfantin, voici de quoi bien rire!

2 commentaires:

  1. Tu pourras le lire à Tom, c'est de son âge !
    J'aime bien comme tu fais le lien avec L'Age de glace, parce que je trouve que Mourlevat, c'est tout à fait cet esprit dessin-animé pour enfant-adolescent, que l'on aime ou pas...

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  2. Bah je t'avoue que je me suis dit que je lui lirais, mais là, il n'en est encore qu'aux imagiers et son temps d'écoute doit se réduire à 30 secondes! Mais il aime les livres, ce n'est pas perdu!
    Mon lieu est judicieux alors! Bah je t'avoue que moi, pour ça, je n'ai pas changé! Hier j'ai rigolé devant Mulan!

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