"En voyant ce jour-là mon ami embrasser la
femme qu'il aimait, je songeai que ce moment, cet instant dérobé au
temps valait tous les jours de misère qui nous avaient conduits jusqu'en
ce lieu et que tout ce qu'il y avait de plus beau et de pur dans ce
monde, tout ce pourquoi cela valait la peine de respirer étaient sur ces
lèvres, dans ces mains et dans le regard de ces deux bienheureux."
Et voilà, un de plus de bouclé. Et je repense à une critique lue avant de me faire ma propre opinion : " J'ai été quelque peu déçue par ce troisième tome de la saga du Cimetière des livres oubliés.
Pourtant, j'aime toujours autant Daniel, Fermin et les autres, mais ce
roman m'est apparu plus comme une charnière pour la suite qu'une
véritable histoire à part entière. Il n'y a pas ou peu de nouveaux
personnages, pas ou peu de nouvelles intrigues.
"Le prisonnier du ciel" est une ouverture au quatrième tome, que
j'espère plus riche en nouveaux personnages et en nouvelles aventures.
Cela reste cependant une lecture plus qu'agréable."
Alors que répondre? Effectivement, ce troisième tome paraît clairement être un début pour une nouvelle histoire qui sera sans doute plus riche en rebondissement. Bien que cela soit quelque peu frustrant - Ben oui, maintenant, il faut attendre que Carlos Ruiz Zafon écrive le prochain opus, qu'il soit traduit et qu'il soit en librairie! Une question me vient en tête : " Comment vais-je survivre jusqu'au prochain roman??"-, ce n'est pas vraiment dérangeant en soi. On retrouve les personnages qu'on aime, ceux de L'ombre du vent et ceux du Jeu de l'ange. On comprend comment notre Fermin adoré a échappé aux griffes du régime de Franco. On apprend sa rencontre avec Martin (du Jeu de l'ange). Je pense que cet opus est un lien entre ses deux premiers romans du cycle et une préparation pour le prochain. C'est un magnifique fil conducteur.
On retrouve toute la noirceur de l'univers de Zafon à travers la prison du régime, le passé trouble dont on déterre les morts (au sens figuré).
Et toujours cette vision si juste du monde, au point que j'ai l'impression que Carlos Ruiz Zafon écrit pour moi. Tellement ses mots me touchent, tellement ils restent imprégnés en moi.
Je pense que Carlos Ruiz Zafon est ce genre d'auteur, qu'on aime ou qu'on déteste. Mais qui ne laisse pas insensible. Et même si ses mots demandent parfois d'être digérés, il a un don pour laisser une trace de son passage.
Je me réjouis donc de lire le prochain. Et je savoure la chance que nous avons de pouvoir lire les œuvres d'auteurs, d'écrivains qui nous transportent, qui nous emmènent loin.
Je ne peux donc pas m'empêcher ici de penser également à mes Beatles (Oui Julie, je me suis retenue jusqu'ici, tu as vu!), car ils font aussi de moi qui je suis.
Pour ceux qui se tracasseraient de savoir si mon goût de la lecture est revenu : Je pense bien!
J'ai VRAIMENT envie de le lire cet auteur! La phrase que tu as choisie comme titre pour ton article résonne tellement bien avec la vie "Liégeoise" ! C'est fou !
RépondreSupprimerOui, j'allais justement te faire la réflexion pour les Beatles ! J'étais très étonnée ! (J'aime beaucoup comme tu anticipes mes réactions!!)
All you need is books :)
J'aime trop ta dernière phrase!
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