Je n'avais jamais lu de thriller auparavant. Ce qui pour moi, reste un immense mystère étant donné que je raffole de ce genre sur petit et grand écrans. Il aura fallu attendre que ma belle-sœur m'offre Un employé modèle pour que je me lance.
C'est quand même étrange, j'ai toujours aimé lire, mais depuis peu, j'ai soif de tout! Je découvre de nouveaux genres, de nouveaux auteurs et au lieu d'être rassasiée, c'est bien pire encore. Je pense que le régendat en français m'a permis de découvrir d'autres choses, des choses vers lesquelles je ne me serais sans doute pas dirigée de moi-même! Et c'est euphorisant! Avant, je cherchais LE livre qui me plairait parmi une masse de livre qui ne me tentaient pas. Maintenant, j'évite presque de trop regarder les livres, comme s'ils avaient un pouvoir ensorcelant. J'ai l'impression que le fait de dire "j'aime lire" est dérisoire. Je ne suis qu'aux balbutiements de ce que je voudrais lire dans ma vie. La vie est trop courte, ça doit être cela qui rend les gens malheureux, le fait de savoir qu'ils ne toucheront même pas des doigts le but qu'ils voudraient se fixer.
Commencé dans l'avion pour l'Egypte, ce livre m'a très vite accrochée. Au point que j'ai regretté d'avoir choisi celui-là pour partir, et bien oui, avoir envie de lire sur la plage, plutôt que de profiter simplement d'être là, c'est presque dommage. Mais, la lecture renforce ce sentiment de bien-être, je pense - ce qui peut paraître contradictoire: j'ai l'impression de sortir de mon corps quand je lis, de n'être plus là, mais en même temps, ça rend le plaisir d'être dans un fauteuil avec gros plaid et un café ou d'être sur une plage de rêve encore plus intense.
Ce qui m'a le plus plu? L'incroyable cynisme de Joe Middelton, cet homme est d'un monstruosité! Et le pire? Il m'a fait rire!
Bien que l'on sache dès le début qui est le (premier) tueur, le plaisir de lire reste entier.
Et puis cette idée de se faire passer pour un demeuré, alors même qu'il se rit tous les jours de la police! Délectable!!
Je ne souffre pas de compulsion à tuer tout le temps. Je ne suis pas un
animal. Je ne cours pas partout en me déchargeant d’abus subis dans mon
enfance tout en trouvant des excuses pour tuer. […] Je ne suis qu’un
type normal. Un Joe moyen. Avec un hobby. Je ne suis pas un psychopathe.
Je n’entends pas de voix. Je ne tue pas pour Dieu ou Satan, ou le chien
du voisin. Je ne suis même pas religieux. Je tue pour moi. C’est aussi
simple que ça. J’aime les femmes et j’aime leur faire des choses
qu’elles ne veulent pas me laisser faire. Il doit y avoir 2 ou 3
milliards de femmes sur cette terre. En tuer une par mois, c’est pas
grand-chose. C’est juste une question de perspective.
Je me déshabille et je grimpe sur le lit. Elle bouge à peine, ne se
plaint pas, continue seulement à pleurer jusqu’à ce qu’elle n’ait plus
de larmes. Quand on a fini, et que je descends du lit, je découvre qu’à
un moment l’œuf a glissé jusqu’au fond de sa bouche, au point de
l’étouffer avec succès. Ceci explique les borborygmes que j’ai entendus
et que, sur le moment, j’avais pris pour autre chose. Oups !
"Chaque livre a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."
"Bientôt, l'idée s'empara de moi qu'un univers infini à explorer s'ouvrait derrière chaque couverture tandis qu'au-delà de ces murs le monde laissait s'écouler la vie en après-midi de football et en feuilletons de radio, satisfait de n'avoir pas à regarder beaucoup plus loin que son nombril. "
Carlos Ruiz Zafon
mercredi 31 octobre 2012
samedi 27 octobre 2012
Daniel Keyes, Des fleurs pour Algernon, 2001, J'ai lu
Un petit commentaire rapide pour partager ma joie!!! Des fleurs pour Algernon vient pile au moment où je commençais à ressentir un vrai besoin de lire un livre qui me plaise vraiment.
Non pas que les autres ne me plaisent pas, mais certains sont lus par pure obligation scolaire et ne suscitent pas chez moi une immense exaltation. Détrompez-vous, je ne lis que rarement les livres - même ceux imposés - avec des pieds de plombs. Mais j'avais besoin d'un petit remontant. Et je pense que le voilà!
Des fleurs pour Algernon, un livre de science-fiction comme je les aime, mon dada!! J'ai une vraie envie de le lire, dès que j'ai un temps de libre, j'ai envie de lire et même quand je n'ai pas de temps libre d'ailleurs. Ça fait du bien, un vrai rappel de la raison pour laquelle nous sommes là!
Je vous raconterai!
Non pas que les autres ne me plaisent pas, mais certains sont lus par pure obligation scolaire et ne suscitent pas chez moi une immense exaltation. Détrompez-vous, je ne lis que rarement les livres - même ceux imposés - avec des pieds de plombs. Mais j'avais besoin d'un petit remontant. Et je pense que le voilà!
Des fleurs pour Algernon, un livre de science-fiction comme je les aime, mon dada!! J'ai une vraie envie de le lire, dès que j'ai un temps de libre, j'ai envie de lire et même quand je n'ai pas de temps libre d'ailleurs. Ça fait du bien, un vrai rappel de la raison pour laquelle nous sommes là!
Je vous raconterai!
Jean-Claude Mourlevat, La rivière à l'envers, 2009, PKJ
Cette fois pour souligner la justesse de certaines réflexions comme celle sur la relativité de l'âge page 97.
Le passage concernant Hannah et l'amour de son père démesuré au point de le rendre fou m'a touchée, mais aussi rappelé toutes les petites filles élevées comme des princesses.
Cela dit, même si l'histoire d'Hannah m'a touchée, je n'irais pas jusqu'à lire le tome 2 de La rivière à l'envers qui n'a pour moi qu'un seul intérêt à mon niveau : voir comment une même histoire peut-être racontée selon deux points de vue différents. Je le sais, Hannah a visité d'autres endroits, mais ça ne me convainc pas.
Ne soyons pas ingrats, Jean-Claude Mourlevat m'a même appris certains mots de vocabulaire que je vous liste ci-dessous:
- Bivouaquer : établir un bivouac, c'est à dire un campement transitoire en plein air, sans tente ni abri. (Je ne suis pas sûre de dire un jour "Je bivouaque" parce que dormir sous les étoiles ça ne me tente pas vraiment, m'enfin!)
- Un croquenot : un gros soulier.
- Mât de misaine: mât de l'avant, situé entre le grand mât et le beaupré.
- Renâcler : témoigner de la répugnance pour quelque chose. (J'ai hâte de l'utiliser ce verbe!)
Il se pourrait que Jean-Claude Mourlevat ait réussi à m'emmener dans son univers dans La ballade de Cornebique, je n'en dis pas plus...
http://www.ac-grenoble.fr/cite.scolaire.internationale/Peda/Discipli/CDI/Travaux/grimoires/spip.php?article650
Jean-Claude Mourlevat, La rivière à l'envers, 2009, PKJ
(Soupir de soulagement) Me voici quelque peu réconciliée avec Jean-Claude
Mourlevat !
La rivière à l’envers, sans me transcender m’a plutôt plu.
Je ne vais pas hurler au chef-d’œuvre, loin de là, mais Tomek a réussi à
m’emmener dans ce long voyage. J’ai tremblé en silence devant les ours géants,
j’ai été émue par l’histoire de Marie et Pitt, j’ai apprécié les parfumeurs…
Après la lecture de ce roman, je n’ai pu m’empêcher de me
demander d’où venait ce sentiment de trop peu, de pas assez et je pense avoir
mis le doigt dessus : La rivière à l’envers était prévisible. Je pense que Jean-Claude Mourlevat est un bon écrivain, mais pas de ceux
qui surprennent et innovent, mais plutôt de ceux qui reprennent les recettes
qui marchent. Il ne prend pas de risque, les autres les ont pris pour lui. Il
écrit donc un bon roman, mais un de ceux qu’on oublie vite, ceux que l’on ferme
en passant directement à autre chose. Moi j’aime les histoires qui marquent au
fer rouge, celle après lesquelles on se sent comme transformé, dont on a
l’impression qu’elles nous suivront ad vitam eternam.
Mais l'univers de Jean-Claude Mourlevat reste un peu mystérieux pour moi : pourquoi avoir inséré les personnages de L'enfant océan dans La rivière à l'envers?
Et puis ma voix intérieure crie au déjà vu : les mulots m'ont rappelé Dupont et Dupont de Tintin; l'arc-en-ciel? le triangle des bermudes dont la légende raconte qu'il causerait de nombreuses disparitions de navires ; les jeunes filles de l'île inexistante? les mythess concernant les sirènes attirant irrésistiblement les navigateurs. D'accord les jeunes filles n'étaient pas mi-femmes, mi-thon et elles ne dévoraient pas leurs victimes, cela dit ça aurait peut-être donné du piment à cette histoire! (Même si j'ai un léger problème avec les sirènes et l'image de la femme qu'elles renvoient : des séductrices manipulatrices assoiffées de sang. M'enfin, je vais
faire semblant de croire que ce n'est pas une attaque injustifiée contre
la gente féminine. Donc, passons.)
L'énigme de la vilaine sorcière m'a rappelée celle du Sphinx et l'incroyable histoire d’Oedipe.
Je comprends un peu mieux, je crois, la démarche de Jean-Claude Mourlevat: puisqu'il semblerait que les jeunes aiment les mythes, autant les adapter dans des romans de littérature jeunesse. Mais le problème, selon moi, avec les mythes, c'est que tout le monde les connait. Peut-être pas en détail, mais un minimum, d'où cette impression de déjà vu!
Vous voulez d'autres rapprochements avec des mythes? La fontaine de jouvence ou ici, la rivière à l'envers!
Même si je comprends le caractère pédagogique de sa démarche, si j'ai envie de mythes (sirène, fontaine de jouvence...), d'action, de voyages bateaux... j'ai fait mon choix : Pirates des caraïbes! Je devine d'ici votre surprise : Sarah défend un film plutôt qu'un livre?! Profitez en, ça ne risque pas de se reproduire!
lundi 15 octobre 2012
Nouveautés livresques
D'autre part, j'ai reçu une bonne trentaine de livres de littérature jeunesse que ma cousine voulait jeter! Heureusement, ma tante a pensé à moi et les a sauvés d'une fin funeste.
Tout ça pour dire que ma bibliothèque va déborder - c'est plutôt une vitrine, en fait - et que même si j'adore ça, je ne sais pas où trouver le temps pour satisfaire tous mes besoins vitaux (Manger, dormir, lire...).
Mais j'avoue que Le vieux qui lisait des romans d'amour me fait de l'oeil!
Pour cacher mon côté has been, je préfère une version des vox angeli plutôt que Michel Fugain.
4 novembre 2012
Mon père a décidé de faire un tri dans ces livres, fameux le tri et qui les a repris?!
Hélène Grémillon, Le confident
Résumé
Avis personnel
Je vous glisse une interview d’Hélène
Grémillon qui présente son premier roman!
Camille est une jeune femme moderne,
enceinte qui décide de garder l’enfant sans en inquiéter le père. Elle a 30 ans
et décide d’assumer cet enfant seule. Lorsque sa mère décède elle reçoit une
mystérieuse lettre sans préambule, sans signature et parlant de personnes dont
elle ignore l’existence. Cette lettre qui ne semble pas lui être adressée est
pourtant postée à son nom.
S’ensuit une suite de lettres écrites par
un mystérieux Louis dans laquelle ce dernier lui raconte son histoire et celle
d’Annie, la femme qu’il aimait. Il raconte comment Annie est sortie de sa vie
en s’entichant d’une bourgeoise de 10 ans son aînée qui lui permet de vivre sa
passion de la peinture. Très vite, l’histoire dérape, Annie propose de porter
un enfant pour cette femme stérile en ayant des rapports sexuels avec son mari. Mais une
vraie relation finit par se créer, si bien que Madame M., la bourgeoise,
l’apprenant décide de cloitrer Annie jusqu’à son accouchement, pour ensuite la
jeter à la porte dans un Paris en guerre. Annie étant tombée folle amoureuse du père de son enfant
souhaite désormais garder le bébé et une aversion entre les deux femmes naît.
Mais pourquoi Camille reçoit-elle ces
lettres ? Qui est ce Louis ? Et pourquoi cette Madame M. lui rappelle-t-elle
dangereusement sa mère ?
Il faut bien le dire, cette histoire est
quelque peu tordue. Louis aime Annie, Annie tombe amoureuse du mari de son amie
Madame M. avec qui elle entretient une liaison sous le toit conjugal et au
début du moins avec le consentement et même l’encouragement de cette Madame M.
Et je passe sur le reste de l’histoire qui n’est pas moins alambiqué. Mais
sincèrement, ses cinq prix littéraires, Le
confident ne les a pas volés.
Tout d’abord, le passage d’une histoire à
l’autre est bien clair, ce qui n’est pas toujours le cas. Dans Elle s’appelait
Sarah, histoire que j’ai pourtant adorée, on passait d’une histoire à l’autre
sans comprendre directement qui parle ? Quel est le rapport entre
les deux récits ? Et au début d'un roman, cette incompréhension a parfois tendance à m’agacer. Ici,
tout était clair, me voilà sauvée !
Ensuite, j’ai complètement accroché aux
histoires d’amour entre les différents personnages. Malgré les côtés un peu
glauques de leur histoire, on ne peut qu’espérer qu’Annie puisse vivre son
grand amour et ce, au détriment de son amie, de sa rivale. Voir Monsieur M. à ce point
soumis à sa passion amoureuse qu’il en oublie la prudence de rigueur, on s’en
réjouit. C’est totalement immoral et pourtant on veut que ça marche! Au diable les convenances et la bienséance!
D’un autre côté, on se prend de pitié pour
cette pauvre femme tellement désespérée de ne pas avoir d'enfants
qu’elle imagine l’impensable. Dans quelle détresse vit-elle pour prêter son
mari comme on prête un rouge à lèvre ? Et puis le pauvre Louis, chargé de
raconter une histoire qui n’est pas la sienne, alors même qu'il n'y a qu'un rôle secondaire.
Qui plus est, le fond historique ne gâche
rien, au contraire. On se fond dans l’ambiance de cette guerre, de l’homme aimé
qui part au front, à la vie ralentie dans Paris. J'ai un véritable goût pour les histoires portant sur la seconde guerre mondiale. Et surtout pour la littérature lazaréenne telle que Si c'est un homme de Primo Levi ou Une jeunesse au temps de la Shoah de Simone Veil. Bien sûr, ces livres sont difficiles et parler de goût pour cette littérature est délicat. Mais je ressens le besoin de tenter de comprendre l'incompréhensible. Je pense qu'il est important de ne pas banaliser les événements pour ne jamais laisser de telles choses se reproduire. Ici, l'histoire n'est vraiment qu'une toile de fond, mais cela accentue la vraissemblance de ce récit fictionnel.
La plume d’Hélène Grémillon est sacrément
affutée pour un premier roman. Je n’ai pu m’empêcher de relever des phrases
telles que :
« Comme souvent, ma génération fut
sacrifiée à la bêtise de la précédente. » page 30.
Mais que c’est vrai !! J’adore les
années 60, d’abord pour sa musique, mais également pour le vent de liberté et
de légèreté qui a soufflé sur le monde. Mais on ne peut nier que leur
enthousiasme nous a créé quelques torts. Les supermarchés, la grande
consommation paraissaient être une (r)évolution, mais aujourd’hui nous sommes
dans un monde où cette consommation pose
un réel problème écologique et moral. Et c’est la même chose pour le pétrole.
D’autres citations ont également éveillé
mon intérêt :
« Ce ne sont pas les autres qui nous
infligent les pires déceptions, mais le choc entre la réalité et les
emballements de notre imagination » page 35.
Encore une fois, elle n’a pas tort, les
autres ne peuvent nous offrir que ce qu’ils sont, rien de plus. Alors pourquoi
attendons-nous tellement des gens que nous aimons? (Je ne peux
m’empêcher de rapprocher cette citation avec celle de Zafon).
« Les mots servent à arranger la
nature des choses » page 36.
Je ne sais pas vous, mais je n’ai pu
m’empêcher de sourire.
dimanche 14 octobre 2012
Jean-Claude Mourlevat, L'enfant Océan, Paris, Pocket jeunesse, 1999
![]() |
Mes hypothèses de lecture :
En observant la première de couverture, quelques éléments me sautent aux yeux. Il y a trois paires de jumeaux. Chaque enfant est habillé de la même manière que son frère jumeau (Je n'aime pas du tout cette sale manie qu'ont les parents! Ce n'est déjà pas facile de reconnaître des vrais jumeaux alors si on les habille de la même façon, c'est se foutre du monde!). Une question me trotte dans la tête, pourquoi sont-ils tous habillés comme s'ils venaient du pôle Nord alors qu'ils se trouvent près de la mer sous un ciel radieux? En avant plan se trouve un petit garçon entouré d'une lumière blanche, un peu comme un spectre. Le petit garçon semble bien être là, en chair et en os, mais alors pourquoi cette lumière blanche ? (Non je n'ai pas bu trop de vin, promis!)
Mon avis:
Mais c'est quoi ce roman???!!! Donnerais - je ce livre à mes élèves? Si je veux leur apprendre l'expérience de la frustration, oui! Si je veux pouvoir leur répondre : "Non, je ne sais pas non plus pourquoi l'auteur a décidé de rester dans le flou total et de placer un personnage entre le réel et l'irréel." et briser ainsi leur croyance en l'omniscience des professeurs.
Ce livre m'a décue, il me donne l'impression de m'être endormie à côté d'un Apollon et de me réveiller à côté d'un Elfe de maison qui bave! D'avoir attendu toute la journée pour manger mon dessert préféré et lorsque je me décide à le manger, découvrir qu'il a un goût de vieux herve moisi.
La couverture était annonciatrice pourtant, mais gentille fille que je suis, je me suis convaincue: "Non Sarah, ne commence pas en râlant! L'habit ne fait pas le moine, la couverture ne fait pas le livre".
Vous l'aurez compris, j'avais fondé pas mal d'espoir sur L'enfant Océan, je me sens flouée, abusée. Mais pourquoi avoir écrit cette fin qui veut dire tout et son contraire? Imaginer un enfant dont on sait pas qui il est? Est-il réel ou non? Est-il le petit Poucet ou bien les indices d'une adaptation assumée du conte de Perrault n'était qu'un leurre ?
Autant le roman m'aura fait rire, sourire, m'aura émue (un peu), autant la fin n'aura causé qu'un agacement certain. Non, mais quel gâchis!
Je me rappelle maintenant des bons passages avec nostalgie : "Qu'est-ce qui est assez petit pour passer par la chatière, et qui a des doigts pour dévisser le pot de rhubarbe? Tournez et retournez la question comme vous voulez, mais si vous avez deux sous de jugeote, vous arriverez à la même réponse que moi : c'est un singe. Un singe, je vous dis. Qui se sera échappé d'un cirque. Et voilà." page 50
Bon allez, je respire, j'essaie d'oublier cette fin et j'essaie d'admettre que ce roman serait une bonne base pour une leçon sur les niveaux de langue. Voilà, c'est tout. Je n'en dirai plus rien, seulement, je ne peux m'empêcher de poster cette chanson qui traduit bien toute ma frustration.
http://www.laprocure.com/enfant-ocean-jean-claude-mourlevat/9782266203227.html
Pour moi, lire c'est...
Un moyen de m'évader, comme si j'étais aspirée dans un monde parallèle. Je n'ai plus conscience de mon corps, de l'endroit où je me trouve, ni du monde qui m'entoure. Je vis l'histoire, si bien que le retour à la réalité est parfois difficile au point de me rendre désagréable lorsque ma lecture est interrompue à de trop nombreuses reprises.
Un enrichissement. J'ai souvent le sentiment d'être privilégiée d'être comblée par la lecture. Lorsque je termine un bon bouquin, je me demande souvent: "Les gens qui n'aiment pas lire savent-ils à côté de quoi ils passent?"
Un moment de réflexion. Un livre pousse selon moi à une réflexion quelle qu'elle soit.
Un plaisir. Le plaisir de lire, mais également d'en débattre, d'en parler avec d'autres lecteurs, de partager mes impressions, mes sentiments.
Un enrichissement. J'ai souvent le sentiment d'être privilégiée d'être comblée par la lecture. Lorsque je termine un bon bouquin, je me demande souvent: "Les gens qui n'aiment pas lire savent-ils à côté de quoi ils passent?"
Un moment de réflexion. Un livre pousse selon moi à une réflexion quelle qu'elle soit.
Un plaisir. Le plaisir de lire, mais également d'en débattre, d'en parler avec d'autres lecteurs, de partager mes impressions, mes sentiments.
dimanche 7 octobre 2012
Anne Cassidy, L'affaire Jennifer Jones, Toulouse, Editions Milan, 2012
J'ai acheté tout à l'heure l'affaire Jennifer Jones et comme je vais me coucher, il me faut un livre, je ne sais pas dormir sans. Je dois lire, même une page, pour m'endormir rapidement. Après cela, à peine la lumière éteinte, je sombre dans un sommeil des plus profonds.
Mes hypothèses
Je découvre donc la première de couverture : un fond rouge, un personnage découpé dans des articles de journal. Et dans ces morceaux de journal on peut clairement lire "Meutre" "Une fillette assassinée par sa camarade de jeux".
Je tourne le livre pour découvrir la quatrième de couverture: On peut lire que des dizaines d'articles avaient analyser les raisons, le contexte de ce meurtre. Mais une jeune fille Alice Tully, nous est également présentée comme une jeune fille sans histoire, avec une vie trop lisse, sans passé, qui est très intéressée par cette affaire.
Mon hypothèse de lecture est claire: Alice Tully est la meurtrière. Un secret indicible, une vie trop lisse dans laquelle elle est obligée de se cacher... Cela sent la meurtrière!
Cela dit, j'espère me tromper, car je déteste comprendre directement une intrigue. J'espère donc être agréablement surprise, qui sait.
De toute façon, je vous tiens au courant!
Le 7 octobre à 16:00
Bon, mon intuition était bonne, mais pourtant, j'accroche bien! Cela occupera mes deux heures de train, me voilà sauvée!
Le 14 octobre à 10:55
Vous l'aurez compris, je ne publie que le week-end (oui, il y a internet dans mon bled, surprenant hein?)!
Malgré l'identité de Jennifer Jones rapidement dévoilée, d'autres mystères restent entiers. Qui Jennifer Jones alias Alice Tully a t-elle tué? Et pourquoi?
A plusieurs reprises, Anne Cassidy nous donne l'impression que nous sommes en plein dénouement, nous poussant ainsi à lire comme si notre vie en dépendait les péripéties de Jennifer Jones.
J'ai d'abord cru que le meurtre d'une condisciple concernait le coup de flûte asséné à Sonia, une petite fille dont JJ jalousait l'amitié avec Michelle (Oui, je reste persuadée qu'un coup de flûte bien senti peut tuer!)
Ensuite, influencée par un épisode de Cold Case - série dont je raffole pour ses meutres sortis du passé, accompagnés par une ambiance recréée de toutes pièces grâce aux costumes, à la musique - dans lequel une petite peste - Je sais, on ne peut pas dire du mal des morts, mais quand même, Michelle en est une fameuse de peste - rejette une amie, car elle ne veut pas tuer une petite fille surdouée, un peu paumée qui les suit comme leur ombre. La jeune fille se sentant rejetée, pensant que sa vie est fichue, finira par pousser la petite surdouée dans un ravin. Pendant un long moment donc, j'ai cru à ce scénario dans lequel JJ tuerait la petite Lucy, une petite fille, plus jeune qu'elle, dont la mère est à l'hôpital et dont les frères sont des brutes épaisses. Je finis même par en être certaine, lorsque JJ poussa Lucy d'un ravin.
Mais non, cette montagne russe n'est pas terminée, le suspense, l'angoisse monte, puis redescend, remonte, redescend. Je finis presque par me dire qu'elle n'a tué personne!
Et puis le dénouement, le coup de batte donné à Michelle! Je pense en avoir fini avec cette attraction digne du Space Mountain, je pense être arrivée à la fin. Je me prépare à descendre, lentement. Mais non, Anne Cassidy nous a préparé une ultime surprise, la disparition du corps. Là, je n'en peux plus, j'en ai assez des sursauts. Elle est morte ou pas? Ah oui, elle l'est, dommage!
Même si je n'aimais pas Michelle - malgré son prénom qui me fait penser à mes Beatles bien aimés - j'espèrais encore un échappatoire pour JJ.
C'est stupide me direz-vous?! Je vous le concède, on le sait depuis le début qu'elle est coupable, qu'elle a purgé sa peine. Mais au diable la raison, je m'y suis attachée moi à cette petite! Aussi violente qu'elle puisse être, je comprends ses accès de colère.
Avoir une mère aussi belle que volage, ce n'est pas le comble de l'équilibre!
Cette mère m'a rappelée celle de Jeff dans Le héron bleu de Cynthia Voigt.
Ces deux histoires nous rappellent que toutes les femmes ne sont pas faites pour être mères et quels désastres une mère que l'on aime démesurément, mais qui ne joue pas son rôle peut faire.
Bref, il est difficile de ne pas s'attacher à une petite fille qui ne demande que d'avoir sa maman pour elle toute seule, sans les va-et-vient d'hommes.
Je souhaite donc que Kate Rickman puisse mener une vie plus équilibrée.
Encore un bon livre de plus en mémoire!

Voici l'épisode 6 de la saison 2 de Cold case en anglais.
http://img.over-blog.com/500x500/0/60/04/32/Livres/affaire-jennifer-jones.jpg
Mes hypothèses
Je découvre donc la première de couverture : un fond rouge, un personnage découpé dans des articles de journal. Et dans ces morceaux de journal on peut clairement lire "Meutre" "Une fillette assassinée par sa camarade de jeux".
Je tourne le livre pour découvrir la quatrième de couverture: On peut lire que des dizaines d'articles avaient analyser les raisons, le contexte de ce meurtre. Mais une jeune fille Alice Tully, nous est également présentée comme une jeune fille sans histoire, avec une vie trop lisse, sans passé, qui est très intéressée par cette affaire.
Mon hypothèse de lecture est claire: Alice Tully est la meurtrière. Un secret indicible, une vie trop lisse dans laquelle elle est obligée de se cacher... Cela sent la meurtrière!
Cela dit, j'espère me tromper, car je déteste comprendre directement une intrigue. J'espère donc être agréablement surprise, qui sait.
De toute façon, je vous tiens au courant!
Le 7 octobre à 16:00
Bon, mon intuition était bonne, mais pourtant, j'accroche bien! Cela occupera mes deux heures de train, me voilà sauvée!
Le 14 octobre à 10:55
Vous l'aurez compris, je ne publie que le week-end (oui, il y a internet dans mon bled, surprenant hein?)!
Malgré l'identité de Jennifer Jones rapidement dévoilée, d'autres mystères restent entiers. Qui Jennifer Jones alias Alice Tully a t-elle tué? Et pourquoi?
A plusieurs reprises, Anne Cassidy nous donne l'impression que nous sommes en plein dénouement, nous poussant ainsi à lire comme si notre vie en dépendait les péripéties de Jennifer Jones.
J'ai d'abord cru que le meurtre d'une condisciple concernait le coup de flûte asséné à Sonia, une petite fille dont JJ jalousait l'amitié avec Michelle (Oui, je reste persuadée qu'un coup de flûte bien senti peut tuer!)
Ensuite, influencée par un épisode de Cold Case - série dont je raffole pour ses meutres sortis du passé, accompagnés par une ambiance recréée de toutes pièces grâce aux costumes, à la musique - dans lequel une petite peste - Je sais, on ne peut pas dire du mal des morts, mais quand même, Michelle en est une fameuse de peste - rejette une amie, car elle ne veut pas tuer une petite fille surdouée, un peu paumée qui les suit comme leur ombre. La jeune fille se sentant rejetée, pensant que sa vie est fichue, finira par pousser la petite surdouée dans un ravin. Pendant un long moment donc, j'ai cru à ce scénario dans lequel JJ tuerait la petite Lucy, une petite fille, plus jeune qu'elle, dont la mère est à l'hôpital et dont les frères sont des brutes épaisses. Je finis même par en être certaine, lorsque JJ poussa Lucy d'un ravin.
Mais non, cette montagne russe n'est pas terminée, le suspense, l'angoisse monte, puis redescend, remonte, redescend. Je finis presque par me dire qu'elle n'a tué personne!
Et puis le dénouement, le coup de batte donné à Michelle! Je pense en avoir fini avec cette attraction digne du Space Mountain, je pense être arrivée à la fin. Je me prépare à descendre, lentement. Mais non, Anne Cassidy nous a préparé une ultime surprise, la disparition du corps. Là, je n'en peux plus, j'en ai assez des sursauts. Elle est morte ou pas? Ah oui, elle l'est, dommage!
Même si je n'aimais pas Michelle - malgré son prénom qui me fait penser à mes Beatles bien aimés - j'espèrais encore un échappatoire pour JJ.
C'est stupide me direz-vous?! Je vous le concède, on le sait depuis le début qu'elle est coupable, qu'elle a purgé sa peine. Mais au diable la raison, je m'y suis attachée moi à cette petite! Aussi violente qu'elle puisse être, je comprends ses accès de colère.
Avoir une mère aussi belle que volage, ce n'est pas le comble de l'équilibre!
Cette mère m'a rappelée celle de Jeff dans Le héron bleu de Cynthia Voigt.
Ces deux histoires nous rappellent que toutes les femmes ne sont pas faites pour être mères et quels désastres une mère que l'on aime démesurément, mais qui ne joue pas son rôle peut faire.
Bref, il est difficile de ne pas s'attacher à une petite fille qui ne demande que d'avoir sa maman pour elle toute seule, sans les va-et-vient d'hommes.
Je souhaite donc que Kate Rickman puisse mener une vie plus équilibrée.
Encore un bon livre de plus en mémoire!

Voici l'épisode 6 de la saison 2 de Cold case en anglais.
Et ici, la couverture du Héron bleu de Cynthia Voigt,
un des livres qui a marqué mon enfance.
http://img.over-blog.com/500x500/0/60/04/32/Livres/affaire-jennifer-jones.jpg
Envies et aversions
Envies
Étant donné je suis une boulimique de lecture (même si là, je suis quelque peu assommée par la masse de travail), je ne peux m'empêcher de penser à mes prochaines lectures alors même que ma chambre déborde de livres - D'accord elle a la taille d'un cagibi, mais quand même! -qui n'attendent qu'une seule chose: être ouverts!
Histoire de ne pas oublier la liste mentale de ceux que je veux dévorer, autant l'écrire ici.
- Farenheit 451, livre reçu par un ami proche, mais que j'ai été obligée de remettre à plus tard.
- Le meilleur des mondes possible, idem
- 1Q48, le tome 1.
Les mauvaises langues diront que cela vaut bien la peine de m'offrir des livres que je ne lis pas, patience mes amis! Je n'attends que ça, promis!
Dans ceux qui complèteront obligatoirement un jour ma collection:
- Le prisonnier du ciel de Carlos Ruiz Zafon
- La trilogie de la brume toujours de Carlos Ruiz Zafon, cette fois en jeunesse.
Vous comprendrez très vite que cet auteur est particulièrement cher à mon cœur, j'aime son Cimetière des livres oubliés - Quel rêve!!! Une bibliothèque secrète où on pourrait choisir un livre, promettre de l'aimer et de le chérir-, son univers très particulier, très surréaliste, son rapport aux secrets du passé et son style, qui me laisse toujours pantoise. Je ne peux m'empêcher de relever des phrases qui m'ont marquée:
"Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder."
"Nous croyons parfois que les gens sont des billets de loterie : qu'ils sont là pour transformer en réalité nos absurdes illusions."
"Béa prétend que l'art de la lecture meurt de mort lente, que c'est un rituel intime, qu'un livre est un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous, que lire c'est engager son esprit et son âme, des biens qui se font de plus en plus rares."
Et il y aurait encore un tas de phrases tirées de l'Ombre du vent que je pourrais retranscrire, car elles m'ont fait fermer le livre, quelques instants, juste pour me laisser le temps de l'intégrer, d'y réfléchir.
Encore une digression, je reprends ma liste.
- Une place à prendre de J.K Rowlings par curiosité (Sait-elle écrire autre chose qu'Harry Potter?)
- Les deux tomes suivants des Montagnes blanches
- ...
Aversions
Il y a des livres auxquels je n'ai pas accroché, certains m'ont ennuyés profondément, d'autres m'ont complètement rebutés!
- N'oublie pas que je t'aime de Jean-Arnaud Wagner, livre bien entamé, mais jamais terminé, car il me donne l'impression d'être une sale voyeuse.
- Les hommes cruels ne courent pas les rues de Katherine Pancal, un style qui me débecte!
- La croix de perdition d'Andrea H. Japp, je l'ai lu presque entièrement, avant de décider que je perdais mon temps.
- Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert, je n'ai jamais accroché!
- ...
Étant donné je suis une boulimique de lecture (même si là, je suis quelque peu assommée par la masse de travail), je ne peux m'empêcher de penser à mes prochaines lectures alors même que ma chambre déborde de livres - D'accord elle a la taille d'un cagibi, mais quand même! -qui n'attendent qu'une seule chose: être ouverts!
Histoire de ne pas oublier la liste mentale de ceux que je veux dévorer, autant l'écrire ici.
- Farenheit 451, livre reçu par un ami proche, mais que j'ai été obligée de remettre à plus tard.
- Le meilleur des mondes possible, idem
- 1Q48, le tome 1.
Les mauvaises langues diront que cela vaut bien la peine de m'offrir des livres que je ne lis pas, patience mes amis! Je n'attends que ça, promis!
Dans ceux qui complèteront obligatoirement un jour ma collection:
- Le prisonnier du ciel de Carlos Ruiz Zafon
- La trilogie de la brume toujours de Carlos Ruiz Zafon, cette fois en jeunesse.
Vous comprendrez très vite que cet auteur est particulièrement cher à mon cœur, j'aime son Cimetière des livres oubliés - Quel rêve!!! Une bibliothèque secrète où on pourrait choisir un livre, promettre de l'aimer et de le chérir-, son univers très particulier, très surréaliste, son rapport aux secrets du passé et son style, qui me laisse toujours pantoise. Je ne peux m'empêcher de relever des phrases qui m'ont marquée:
"Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder."
"Nous croyons parfois que les gens sont des billets de loterie : qu'ils sont là pour transformer en réalité nos absurdes illusions."
"Béa prétend que l'art de la lecture meurt de mort lente, que c'est un rituel intime, qu'un livre est un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous, que lire c'est engager son esprit et son âme, des biens qui se font de plus en plus rares."
Et il y aurait encore un tas de phrases tirées de l'Ombre du vent que je pourrais retranscrire, car elles m'ont fait fermer le livre, quelques instants, juste pour me laisser le temps de l'intégrer, d'y réfléchir.
Encore une digression, je reprends ma liste.
- Une place à prendre de J.K Rowlings par curiosité (Sait-elle écrire autre chose qu'Harry Potter?)
- Les deux tomes suivants des Montagnes blanches
- ...
Aversions
Il y a des livres auxquels je n'ai pas accroché, certains m'ont ennuyés profondément, d'autres m'ont complètement rebutés!
- N'oublie pas que je t'aime de Jean-Arnaud Wagner, livre bien entamé, mais jamais terminé, car il me donne l'impression d'être une sale voyeuse.
- Les hommes cruels ne courent pas les rues de Katherine Pancal, un style qui me débecte!
- La croix de perdition d'Andrea H. Japp, je l'ai lu presque entièrement, avant de décider que je perdais mon temps.
- Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert, je n'ai jamais accroché!
- ...
samedi 6 octobre 2012
Hunger games, le film
Après avoir lu la trilogie, j'ai voulu rester un peu plus longtemps dans cet univers en regardant le film basé sur le premier opus de ce cycle qu'est Hunger games.
Encore une fois, j'aurais mieux fait de m'abstenir. Comme à chaque fois - je mens, une fois, j'ai préféré un film à un livre, une seule fois, j'ai trouvé qu'un film transmettait mieux les émotions que le livre duquel il était inspiré, mais Shutter Island est l'exception qui confirme la règle. Enfin, là, je digresse.- j'ai trouvé le film décevant.
Non pas que les acteurs jouent mal, Jennifer Lawrence ressemble à s'y méprendre à l'image mentale que je m'étais faite de Katniss. Mais ma déception commence avec le personnage de Peeta Mellark, sans imaginer un dieu vivant, j'avais pensé qu'il aurait nettement plus de charme! Je ne regardais bien sûr pas le film pour me rincer l’œil, mais je trouve toujours déroutant quand le directeur de casting et le réalisateur ont des visions diamétralement opposées aux nôtres.
Ce qui m'a davantage déplu, ce n'est pas les acteurs, mais cette obligation, propre aux films, de tout condenser. Le livre qui m'avait tant fait pleurer a été adapté de façon telle qu'il perd toute la force des sentiments. Les tributs paraissent tellement peu dans le film qu'on ne s'attache pas à eux et tout le tragique de cette histoire est perdu. La mort de Rue, une petite fille de 12 ans, m'avait vraiment émue - au point d'en avoir les larmes aux yeux en plein milieu d'une gare bondée, c'est dire! -, le lecteur découvrait peu à peu l'amitié qui se liait entre Rue et Katniss, la crainte de perdre l'autre, l'injustice de voir que le Capitole organisait, mettait en scène la mort d'enfants. Dans le film, Rue n'est qu'un mort de plus, les scènes s'enchaînent et très vite on l'a oubliée. J'en viens presque à me demander, comment peut-on passer d'un livre qui m'a tellement remuée, à un film qui m'a laissée de marbre?
Cela dit, dans un souci d'objectivité, je ne peux m'empêcher de relever plusieurs raisons à ma déception. Outre le besoin de condenser près de 400 pages en deux heures et demie, il y a aussi une réalité que je ne peux nier : j'adore immensément la lecture, oui, mais ma sensibilité ne s'étend pas au septième art. Je ne dis pas que je déteste le cinéma, mais ma préférence est claire. Je m'ennuie devant un film de deux heures, alors que je suis capable de rester des heures sans décrocher d'un livre. Allez savoir pourquoi! J'ai une théorie : la lecture demande d'être davantage actif, d'imaginer, de réfléchir, tandis qu' un film vous sert tout sur un plateau d'argent, il n'y a qu'à rester passif dans son fauteuil. Se gaver de divertissements. Après, je pense que le fait de visionner un film après avoir lu le livre est peut-être une mauvaise stratégie. Je tenterai le chemin inverse la prochaine fois.
Mon frère, de sept ans mon aîné, a regardé le film sans lire les romans - il a toujours dit que j'avais assez de passion pour la lecture pour nous deux - et il a vraiment aimé le film et a été sourd à mon plaidoyer pour la lecture des tomes suivants. Comme quoi, ce film a quand même du potentiel!
Si vous n'avez pas le temps ou l'envie de lire ce cycle, rabattez-vous sur le film, cela pourrait vous contenter!
Encore une fois, j'aurais mieux fait de m'abstenir. Comme à chaque fois - je mens, une fois, j'ai préféré un film à un livre, une seule fois, j'ai trouvé qu'un film transmettait mieux les émotions que le livre duquel il était inspiré, mais Shutter Island est l'exception qui confirme la règle. Enfin, là, je digresse.- j'ai trouvé le film décevant.
Non pas que les acteurs jouent mal, Jennifer Lawrence ressemble à s'y méprendre à l'image mentale que je m'étais faite de Katniss. Mais ma déception commence avec le personnage de Peeta Mellark, sans imaginer un dieu vivant, j'avais pensé qu'il aurait nettement plus de charme! Je ne regardais bien sûr pas le film pour me rincer l’œil, mais je trouve toujours déroutant quand le directeur de casting et le réalisateur ont des visions diamétralement opposées aux nôtres.
Ce qui m'a davantage déplu, ce n'est pas les acteurs, mais cette obligation, propre aux films, de tout condenser. Le livre qui m'avait tant fait pleurer a été adapté de façon telle qu'il perd toute la force des sentiments. Les tributs paraissent tellement peu dans le film qu'on ne s'attache pas à eux et tout le tragique de cette histoire est perdu. La mort de Rue, une petite fille de 12 ans, m'avait vraiment émue - au point d'en avoir les larmes aux yeux en plein milieu d'une gare bondée, c'est dire! -, le lecteur découvrait peu à peu l'amitié qui se liait entre Rue et Katniss, la crainte de perdre l'autre, l'injustice de voir que le Capitole organisait, mettait en scène la mort d'enfants. Dans le film, Rue n'est qu'un mort de plus, les scènes s'enchaînent et très vite on l'a oubliée. J'en viens presque à me demander, comment peut-on passer d'un livre qui m'a tellement remuée, à un film qui m'a laissée de marbre?
Cela dit, dans un souci d'objectivité, je ne peux m'empêcher de relever plusieurs raisons à ma déception. Outre le besoin de condenser près de 400 pages en deux heures et demie, il y a aussi une réalité que je ne peux nier : j'adore immensément la lecture, oui, mais ma sensibilité ne s'étend pas au septième art. Je ne dis pas que je déteste le cinéma, mais ma préférence est claire. Je m'ennuie devant un film de deux heures, alors que je suis capable de rester des heures sans décrocher d'un livre. Allez savoir pourquoi! J'ai une théorie : la lecture demande d'être davantage actif, d'imaginer, de réfléchir, tandis qu' un film vous sert tout sur un plateau d'argent, il n'y a qu'à rester passif dans son fauteuil. Se gaver de divertissements. Après, je pense que le fait de visionner un film après avoir lu le livre est peut-être une mauvaise stratégie. Je tenterai le chemin inverse la prochaine fois.
Mon frère, de sept ans mon aîné, a regardé le film sans lire les romans - il a toujours dit que j'avais assez de passion pour la lecture pour nous deux - et il a vraiment aimé le film et a été sourd à mon plaidoyer pour la lecture des tomes suivants. Comme quoi, ce film a quand même du potentiel!
Si vous n'avez pas le temps ou l'envie de lire ce cycle, rabattez-vous sur le film, cela pourrait vous contenter!
Suzanne Collins, Hunger Games, Paris, éditions Pocket jeunesse, 2008
Etant donné qu'il faut commencer par quelque chose, pourquoi ne pas prendre la plume (ou ici le clavier) pour parler de mes lectures de ces vacances?
J'avais dans l'idée de lire 1Q84, jalouse que j'étais de voir quantité de gens absorbés par la lecture du Tome 1.
Mais, malheureusement, mon libraire ne disposait d'aucun exemplaire d'1Q84, c'est à peine s'il voyait de quoi je parlais : "Muraka quoi?". Etant vraiment en manque de lecture, j'ai remplacé une trilogie par une autre, et j'ai jeté mon dévolu sur le Tome 1 de Hunger Games.
Un livre jeunesse plutôt prometteur suivant la mode des cycles. Peu convaincue, mais contente d'avoir trouvé quelque chose de léger (Non, je ne lis pas Proust après ma session d'examen), je me suis lancée dans la lecture du Tome 1.
Pour commencer, le thème était accrocheur, 24 candidats condamnés à s'entretuer dans une arène, ça ne laisse pas indifférent. On sait avant de commencer que si l'auteur fait bien son boulot, on ne va pas finir ce livre sans avoir eu au moins une fois le cœur brisé. A ce sujet, je n'ai pas été déçue, Suzanne Collins joue avec nos sentiments comme un chat avec une pelote de laine.Bon, d'accord, ce n'est pas vraiment de la grande littérature, mais ce n'est pas ce que je recherchais. Et contre toute attente, les pages se sont enchaînées, comme les chapitres. Je ne décrochais pas les yeux de ce roman, même lors des repas. Tant et si bien que je l'ai fini tard dans la nuit.
Les personnages sont attachants, d'abord Katniss, si froide d'apparence et pourtant si tournée vers sa famille, ensuite, Peeta si...parfait et la petite Rue, si fragile parmi cette meute de loup (Oui, l'homme est un loup pour l'homme selon Plaute)... Et même si le trio amoureux est quelque chose de vu et de revu, je me suis encore une fois laissée prendre au piège, non sans un plaisir certain.
Les deux autres tomes ont été dévorés avec le même acharnement, la même envie de connaître la suite sans attendre. J'aurais voulu que mes yeux lisent à la vitesse de l'éclair et en même temps, je redoutais la fin de la trilogie. Comme prévu, une fois celle-ci terminée, je n'étais pas rassasiée.
C'est donc une agréable surprise pour moi, même si, à la base je lisais le Tome 1 dans l'idée de le faire lire à mes futurs élèves. Je me suis fait plaisir, mais je ne suis pas sûre que ces romans, qui appartiennent pourtant à la littérature jeunesse, soient adaptés à de jeunes ados. J'ai trouvé certains passages vraiment difficiles pour un jeune public. Vous me répondrez sans doute qu'ils sont habitués à voir du sang, de la violence à la télévision et qu'ils en raffolent, mais je ne ferais pas lire cette trilogie en tout début de secondaire.
Une trilogie à découvrir donc sans attendre! Les jeux de la faim se laissent dévorer, ça tombe bien!
http://www.leblogducommunicant2-0.com/wp-content/uploads/2012/03/Hunger-Games-livres-Suzanne-Collins-300x228.jpg
Consignes du carnet de lecture
Faire
un carnet de bord, un carnet de lecture, un portfolio, tous ces mots se
ressemblent et veulent dire -à quelques détails près- la même chose,
c'est pourquoi mes lectures vont se mélanger. Tant celles concernant le
cours de littérature de jeunesse que celles du cours portant sur les
récits de vie et enfin celles du cours de compréhension et création
d'écrits.
Une
foule de lecture donc à réaliser, à commenter, à critiquer, à
décortiquer, mais surtout à réutiliser par moi ou par d'autres.
Qu'est-ce qu'un carnet de lecture?
Qu'est-ce qu'un carnet de lecture?
Le carnet de
lecture est un moyen efficace de conserver une trace de tes réactions aux
textes, qu'elles aient été positives ou négatives. Il t'offre
la chance de réagir personnellement, de poser des questions, de réfléchir
sur les personnages, les événements, la langue de l'auteur. Au fur et
à mesure de tes lectures, prends le temps de t'arrêter pour noter tes
observations. Tu peux le faire aussitôt qu'une idée te frappe ou tu peux
attendre d'avoir lu une partie du texte, par exemple un dizaine de pages ou un
chapitre. Tu ne devrais habituellement pas dépasser ce nombre de pages avant
d'écrire dans ton carnet.
De quelle longueur doivent être les notes de lecture?
Il n'y a pas de
longueur précise pour les notes. Parfois, tu voudras écrire quelques lignes
seulement, d'autres fois, tu voudras écrire plus longuement. Ce qui est
important, ce n'est pas d'écrire de longues notes, c'est d'écrire souvent.
Que dois-je écrire dans mon carnet de lecture?
Ne résume pas
ce que tu viens de lire, écris plutôt tes réactions au texte. As-tu des
questions sur ce qui s'est passé? Que penses-tu des personnages? Sont-ils
crédibles? Y a-t-il quelque chose qui a suscité en toi des sentiments (joie,
tristesse)? Quand tu écris dans ton carnet, pense à réagir au texte plutôt qu'à
redire ce que l'auteur a écrit.
A certaines
occasions, je te demanderai de répondre à des questions précises, par exemple :
"Que penses-tu des comportements de tel personnage?", "Que
penses-tu qu'il va se passer au chapitre suivant?", "Qu'est-ce que tu
n'as pas trouvé clair en lisant?", "Quelle question poserais-tu à
l'auteur à ce sujet?", "Sur une échelle de 1 à 5, comment
évaluerais-tu ce texte?"
Si tu as de la
difficulté à commencer, tu peux utiliser les idées qui suivent. Ne choisis une
idée que si elle s'applique à ta lecture:
- J'ai été impressionné par...
- J'ai remarqué que...
- Je me demande si...
- Je ne comprend pas...
- Je comprend maintenant pourquoi / qui / ce que...
- Je pense que...
- Cette partie de l'histoire me rappelle...
- Je n'avais jamais pensé que...
- J'ai été surpris...
Quelle est la bonne réponse?
Tous les romans
que tu liras sont différents et chacun y réagit à sa façon. Ton carnet de
lecture te permet de garder une trace de tes réactions à mesure qu'elles
évoluent. Le but n'est pas d'évaluer tes connaissances, mais de t'aider à
réfléchir sur tes lectures par l'écriture. Comme nous avons tous des
expériences différentes, nous réagissons tous au texte à notre façon. Personne
n'a vécu les mêmes expériences que toi, c'est pourquoi personne n'aura
exactement la même réaction que toi à un texte. Les notes que tu écriras dans
ton carnet ne seront pas évaluées comme de bonnes ou de mauvaises réponses.
Les carnets sont-ils privés?
Non. Le carnet
n'est pas un journal personnel. Je le lirai et probablement aussi tes
camarades. De plus, tu vas parler de ce que tu as écrit. En discutant en
classe, tu voudras peut-être ajouter des idées que tu as retenues des
discussions. Pense à ton carnet comme à une conversation écrite avec toi-même
que les autres vont lire ou écouter à l'occasion.
Qu'en est-il de l'orthographe et de la grammaire?
Fais de ton
mieux. Le plus important est d'abord de noter tes idées par écrit. Essaie
d'écrire clairement de façon à ce que les autres puissent te lire.
Que ferez-vous avec mon carnet?
Je vais
emprunter ton carnet de temps en temps et je vais te "parler" dans la
marge. Aussi, laisse-moi un peu d'espace. Lire ton carnet me permet de voir
quelles sont tes questions et tes observations sur tes lectures.
En petit
groupe, tu échangeras tes réflexions dans ton carnet, tu auras la possibilité
de confirmer, de clarifier ou de modifier tes premières réactions par la
discussion. En entendant ce que les autres diront, tu pourras ajouter des
éléments dans ton carnet.
Mon carnet sera-t-il évalué?
Tu seras évalué
sur la qualité de ton travail. Ton engagement, la fréquence de tes notes de
lecture et le niveau de réflexion de tes écrits vont contribuer à constituer la
note que tu obtiendras à la fin de chaque étape. Tes idées ne seront pas jugées
comme bonnes ou mauvaises.
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