Pourquoi avais-je choisi ce livre
dans la collection théâtre ? J’avais une idée pédagogique. Brigitte Smadja
défend l’idée que tout théâtre ne doit pas exister pour être jouer. Je le
concède. Mais pour avoir fait l’expérience avec Le jeu de l’amour et du hasard
lorsque j’étais en quatrième, je pense que faire jouer une pièce aux élèves ou
même leur faire dire le texte, donne véritablement vie au texte. Cette
expression prend vraiment sens.
Le mioche de Philippe Aufort, c’est
une pièce avec 15 personnages minimum. De quoi donner un rôle à chacun dans une
pièce.
Ce texte s’adresse à un public
très large : 4e, 3e, lycée, tout public. C’est
tentant.
De plus, cette collection a l’avantage
de changer du Cid, du malade imaginaire ou encore de l’avare. Même si je suis
très attachée à ces classiques qui peuvent garder tout leur intérêt. Brigitte
Smadja nous a elle-même parlé du malade imaginaire qu’elle faisait jouer à ses
élèves et le grand succès que l’interprétation du malade par un enfant très
timide a donné.
La lecture est très courte, mais
j’ai le sentiment qu’il me manque des codes, qu’il me manque une pièce du
puzzle. Impression qui m’arrive parfois : j’aimerais apprécier, mais j’ai
l’impression qu’il manque des cartes à mon jeu. Sans doute, cette impression
vient du fait que lors de nos études, nous voyons très peu le théâtre. Sujet
vaste que les professeurs essayent d’éviter, peut-être parce qu’ils glissent en
terre inconnue. Je suis donc presque une novice. Et puis, le peu de
connaissances que j’en ai, je les tire de ma propre expérience. De la diction,
parce que mon père ne voulait pas que je sois imprégnée de l’accent dinantais,
du théâtre ensuite et de la déclamation. Le théâtre dans l’expérience que j’en
ai, ça se joue. Donc me voilà face à un texte, ou les répliques sont écrites au
milieu du livre, parfois présentées en colonnes dont on ne comprend pas bien le
sens de la lecture. Je ne sais pas bien si j’ai envie d’applaudir l’audace, le
génie ou de penser que plus rien n’a de sens.
Comment jouer un personnage qui
change sans cesse de ventre ? Je ne devrais pas me poser la question et
repenser à Madame Smadja, apprécier la beauté du texte.
Le texte relèverait plutôt de la
poésie, mais qu’importe !
Ce qui me fait plaisir, c’est qu’il
y a des grandes dames et des grands hommes comme ça, qui ne se posent pas mille
questions. Qui ne pensent pas uniquement
en termes d’argent – Bon d’accord, il faut des pièces qui marchent pour pouvoir
se permettre de publier, même si ça ne se vendra pas -, qui publient parce que
ça les marque, parce que ça leur parle. Et là, même si Le Mioche d’Aufort n’a
pas été une révélation pour moi, c’est à saluer ! Cette collection existe,
ce livre est publié et c’est une bonne chose.
Bien Sarah ! Je vois que tu parviens véritablement à te décentrer, tes avis se nuancent et même si tu ne comprends pas, ne saisis pas, tu ne t'arrêtes plus à ce constat. Je souligne le progrès et le post !
RépondreSupprimerJe n'ai pas lu "Le mioche" mais vu les multiples avis divergents sur le texte, il faut que je me le procure... (pendant les vacances, quand j'en aurai le temps, comme toi...)
Merci. Maintenant, j'évite de publier une fois le livre fermé, je laisse un peu plus décanter.
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