"Chaque livre a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."

"Bientôt, l'idée s'empara de moi qu'un univers infini à explorer s'ouvrait derrière chaque couverture tandis qu'au-delà de ces murs le monde laissait s'écouler la vie en après-midi de football et en feuilletons de radio, satisfait de n'avoir pas à regarder beaucoup plus loin que son nombril. "

Carlos Ruiz Zafon

lundi 25 mars 2013

AUFORT Philippe, Le mioche, L'école des loisirs, Coll. Théâtre.



Pourquoi avais-je choisi ce livre dans la collection théâtre ? J’avais une idée pédagogique. Brigitte Smadja défend l’idée que tout théâtre ne doit pas exister pour être jouer. Je le concède. Mais pour avoir fait l’expérience avec Le jeu de l’amour et du hasard lorsque j’étais en quatrième, je pense que faire jouer une pièce aux élèves ou même leur faire dire le texte, donne véritablement vie au texte. Cette expression prend vraiment sens.
Le mioche de Philippe Aufort, c’est une pièce avec 15 personnages minimum. De quoi donner un rôle à chacun dans une pièce.
Ce texte s’adresse à un public très large : 4e, 3e, lycée, tout public. C’est tentant.
De plus, cette collection a l’avantage de changer du Cid, du malade imaginaire ou encore de l’avare. Même si je suis très attachée à ces classiques qui peuvent garder tout leur intérêt. Brigitte Smadja nous a elle-même parlé du malade imaginaire qu’elle faisait jouer à ses élèves et le grand succès que l’interprétation du malade par un enfant très timide a donné.
La lecture est très courte, mais j’ai le sentiment qu’il me manque des codes, qu’il me manque une pièce du puzzle. Impression qui m’arrive parfois : j’aimerais apprécier, mais j’ai l’impression qu’il manque des cartes à mon jeu. Sans doute, cette impression vient du fait que lors de nos études, nous voyons très peu le théâtre. Sujet vaste que les professeurs essayent d’éviter, peut-être parce qu’ils glissent en terre inconnue. Je suis donc presque une novice. Et puis, le peu de connaissances que j’en ai, je les tire de ma propre expérience. De la diction, parce que mon père ne voulait pas que je sois imprégnée de l’accent dinantais, du théâtre ensuite et de la déclamation. Le théâtre dans l’expérience que j’en ai, ça se joue. Donc me voilà face à un texte, ou les répliques sont écrites au milieu du livre, parfois présentées en colonnes dont on ne comprend pas bien le sens de la lecture. Je ne sais pas bien si j’ai envie d’applaudir l’audace, le génie ou de penser que plus rien n’a de sens.
Comment jouer un personnage qui change sans cesse de ventre ? Je ne devrais pas me poser la question et repenser à Madame Smadja, apprécier la beauté du texte.
Le texte relèverait plutôt de la poésie, mais qu’importe !

Ce qui me fait plaisir, c’est qu’il y a des grandes dames et des grands hommes comme ça, qui ne se posent pas mille questions. Qui ne pensent pas  uniquement en termes d’argent – Bon d’accord, il faut des pièces qui marchent pour pouvoir se permettre de publier, même si ça ne se vendra pas -, qui publient parce que ça les marque, parce que ça leur parle. Et là, même si Le Mioche d’Aufort n’a pas été une révélation pour moi, c’est à saluer ! Cette collection existe, ce livre est publié et c’est une bonne chose.

2 commentaires:

  1. Bien Sarah ! Je vois que tu parviens véritablement à te décentrer, tes avis se nuancent et même si tu ne comprends pas, ne saisis pas, tu ne t'arrêtes plus à ce constat. Je souligne le progrès et le post !
    Je n'ai pas lu "Le mioche" mais vu les multiples avis divergents sur le texte, il faut que je me le procure... (pendant les vacances, quand j'en aurai le temps, comme toi...)

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    1. Merci. Maintenant, j'évite de publier une fois le livre fermé, je laisse un peu plus décanter.

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