"Chaque livre a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."

"Bientôt, l'idée s'empara de moi qu'un univers infini à explorer s'ouvrait derrière chaque couverture tandis qu'au-delà de ces murs le monde laissait s'écouler la vie en après-midi de football et en feuilletons de radio, satisfait de n'avoir pas à regarder beaucoup plus loin que son nombril. "

Carlos Ruiz Zafon

lundi 25 mars 2013

Rencontre avec Brigitte Smadja



Wouaw ! J’ai envie de dire, quelle femme ! Ils disaient donc vrai !
Si l’objectif de Madame Centi était de démystifier le personnage de l’auteur, c’est raté. Brigitte Smadja n’aurait même pas besoin d’être un auteur pour paraître au-dessus de la mêlée. Et pourtant. Elle s’assied sur le bureau, de manière très informelle. Elle dispose de ce que Madame Jardon et d’autres, bien sûr, appellent une présence. Elle n’a pas besoin de faire de grands gestes, de crier, non elle est là et personne ne peut l’ignorer. Sa présence est très palpable, malgré sa petite taille.
Très vite, elle se laisse guider par notre maître d’orchestre, Madame Centi. Elle écoute, elle rit, elle commente. Elle est entièrement avec nous. C’est Daniel Pennac qui m’a ouvert les yeux là-dessus. Un professeur pour captiver ses élèves a besoin d’être là. Ça parait couler de source, mais le stress nous met parfois sur pilote automatique. Et ce n’est pas ça, être là. C’est un moment où chaque parcelle de notre cerveau est dans cette classe, à un moment donné, avec nos élèves. Pas avec l’évaluatrice, pas avec notre ménage du soir. Et Brigitte Smadja donnait cette impression d’être entièrement avec nous. Je ne l’ai pas vue une seule fois regarder sa montre, elle s’en souciait peu. Visiblement, elle prenait du plaisir et nous aussi.
Un objectif est clairement atteint : l’accroissement de notre motivation. Nous sommes relativement débordés (je joue avec les euphémismes aujourd’hui). Et pourtant, malgré le délai plutôt court imposé par notre professeur, la qualité des travaux ne semblent pas en avoir pâti. Chacun semble avoir pris plaisir à préparer sérieusement la venue de Brigitte Smadja. J’ai personnellement pris beaucoup de plaisir à écouter les autres présenter leur travail : surtout la fin réécrite de Nicolas et la rencontre des personnages de Marie, Saïd...dans la pièce faite par les FLE...
Mon seul regret : Ne pas avoir eu la réaction en direct de Brigitte Smadja concernant notre travail. Je sais que le temps était trop réduit pour le faire, mais cette femme est tellement franche, tellement spontanée que j’avais envie de voir. Qui plus est, je n’ai pas l’impression qu’elle fasse semblant ! Quand le groupe de Coralie, Davina et Emmanuelle ont présenté brièvement leur projet, elle a immédiatement donné son avis : elle aime bien Abdelkrim et elle le défendra.
Elle n'a pas été tendre avec les auteurs qui envoient leurs manuscrits : j'y réfléchirais à deux fois avant d'envoyer un texte, si l'envie me prenait.
Bref: une belle rencontre, un bon moment, un vent de légèreté qui nous a fait du bien! 
A refaire? Oui oui oui!
Je pense que l'approche utilisée était très riche. Nous n'avons pas simplement posé des questions. Nous n'avons même pas eu le temps de le faire en fait.
Mais nous nous sommes investis dans un projet, nous y avons mis de nous-même. Cette visite donne du sens aux apprentissages et à la lecture, qui en a trop peu chez nos jeunes.
Les exercices proposés étaient riches, un dossier à garder sous le coude et à réutiliser. Une seule chose: j'aurais aimé qu'on fasse le musée des références.

2 commentaires:

  1. "Mon seul regret : Ne pas avoir eu la réaction en direct de Brigitte Smadja concernant notre travail." Et le mien aussi !! A y repenser, nous aurions dû prendre ce temps. La lecture en valait la peine... et j'espère vivement qu'elle l'a lu et/ou qu'elle vous a écrit !
    Comme je l'ai écrit à Julie et à Océane, je suis très fière de votre travail, fière parce que vous me le dédicacer et parce qu'il prouve un réel investissement dans l'univers de Smadja.
    Bravo !

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    1. Ce n'est pas grave, on aurait dû rogner sur autre chose, donc tant pis. Non, elle ne nous a pas écrit :(
      Merci beaucoup.

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