"Chaque livre a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."

"Bientôt, l'idée s'empara de moi qu'un univers infini à explorer s'ouvrait derrière chaque couverture tandis qu'au-delà de ces murs le monde laissait s'écouler la vie en après-midi de football et en feuilletons de radio, satisfait de n'avoir pas à regarder beaucoup plus loin que son nombril. "

Carlos Ruiz Zafon

mercredi 2 janvier 2013

L'art hispanique


Suite à la rédaction d'un commentaire répondant à mon professeur sur la littérature hispanique, j'ai décidé de m'intéresser quelque peu à cette culture hispanique (littérature, films, pas la nourriture) j'ai pensé au film Le labyrinthe de pan, que j'avais tant aimé. Et qui, au fond, par son ambiance très particulière de guerre, sa façon de jouer entre fantastique et récit vraissemblable me rappelle Carlos Ruiz Zafon.
Une preuve que je n'ai pas toujours détesté les fins ouvertes.

Résumé:
Espagne, 1944. Fin de la guerre.
Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste.
Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté.
Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...


Un autre film hispanique, L'orphelinat. Un film bouleversant et angoissant. Encore un film qui nous laisse le choix entre le vraisemblable et l'invraisemblable. Comme dans Le labyrinthe de pan, j'ai sursauté, tremblé. Mais là, à répétition. Comme je n'aime pas avoir peur, je ne suis pas une grande fan de ce film qui pourtant à mon sens est très bien réalisé. Car il laisse vraiment deux possibilités au lecteur, à l'instar de Shutter Island (qui m'a aussi pas mal angoissée). On y retrouve le goût de Zafon pour les maisons hantées (par une histoire chez Zafon) et ici peut-être par des fantômes. Le passé des habitations revient dans chaque roman de Zafon et on le retrouve ici aussi. Comme chez Tatiana De Rosnay également. Pour ces auteurs, les murs ont une histoire et ils aiment nous la conter. Et apparemment, j'aime les lire puisque ce sont deux auteurs chers à mon cœur. Mais Zafon le fait, à mon sens, avec plus de talent parce qu'il amène avec lui une véritable ambiance.


Résumé:
 Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis"... Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l'univers de Simon, convaincue qu'un mystère longtemps refoulé est tapi dans l'orphelinat...

Je ne pouvais pas parler de L'orphelinat sans penser et parler du film Les autres, autre très bon film hispanique. Un film qui m'a marqué par sa fin plus que surprenante. Encore une fois, on ressent la même tension due aux présences de fantômes. Encore une maison hantée par son histoire passée.

Résumé:
En 1945, dans une immense demeure victorienne isolée sur l'île de Jersey située au large de la Normandie, vit Grace, une jeune femme pieuse, et ses deux enfants, Anne et Nicholas. Les journées sont longues pour cette mère de famille qui passe tout son temps à éduquer ses enfants en leur inculquant ses principes religieux. Atteints d'un mal étrange, Anne et Nicholas ne doivent en aucun cas être exposés à la lumière du jour. Ils vivent donc reclus dans ce manoir obscur, tous rideaux tirés.
Un jour d'épais brouillard, trois personnes frappent à la porte du manoir isolé, en quête d’un travail. Grace, qui a justement besoin d'aide pour l'entretien du parc ainsi que d’une nouvelle nounou pour ses enfants, les engage. Dès lors, des événements étranges surviennent dans la demeure...

Bon, les hispaniques semblent aimer parler dans leurs films en tout cas du passé, des maisons "hantées". Ici, sur les 3 films proposés, 2 se déroulent pendant la seconde guerre mondiale (Chez Zafon aussi). Ils semblent assez friands de fins ouvertes (le jeu de l'ange de Zafon aussi) et de flirt entre vraisemblable et invraisemblable.
Bien sûr, ce n'est qu'une analyse personnelle et sans doute orientée. Mais c'est assez intéressant. Il me reste à lire Don Quichotte et l'auteur que vous m'avez conseillé et j'en sortirai plus éveillée aux œuvres hispaniques pour lesquelles je ne pensais pas avoir de dispositions. Me serais-je trompée?

3 commentaires:

  1. Ha ben pourquoi la vidéo ne se met pas ?

    Sinon, Don Quichotte, c'est pas long ;) !

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  2. Oh oui, y a un stut!
    Et c'est bien? Je ne vais pas le regretter en période de bloque?

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  3. Bravo Sarah, ces ébauches de comparaisons entre différents univers culturels hispaniques sont vraiment intéressants... et pourraient peut-être faire la base d'une étude approfondie... Je n'ai pas vu "Le labyrinthe de Pan", ni "L'orphelinat"... A voir donc ! Certainement la peur au ventre...

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