Après avoir crié haut et fort que j'allais pouvoir lire tout ce qui me plairait des vacances, la réalité a été totalement différente.
Début juillet : pas un livre d'ouvert, mais quoi de plus normal après cette année scolaire, il me fallait du repos.
Début juillet : pas un livre d'ouvert, mais quoi de plus normal après cette année scolaire, il me fallait du repos.
Fin juillet : "Ca serait génial que j'aie entamé la liste de Madame Muselle, pour m'avancer", j'ai essayé Nothomb, Sartre, après 4 pages, je m'endormais comme atteinte de mononucléose.
Début août : pas d'amélioration constatée.
Début août : pas d'amélioration constatée.
Inutile de préciser que l'angoisse de la rentrée avec ses listes de livres obligatoires commençait à me hanter. J'avais 200 livres non lus, du temps, mais rien ne me tentait. J'ai donc été victime du consumérisme, il me fallait un nouveau livre, un tout frais acheté.
J'avais envie de lire : La vérité sur l'Affaire Harry Québert, et ce, depuis plusieurs mois. Mais maintenant que je connais les mécanismes des maisons d'édition, je tente d'attendre la sortie en format de poche. La tentation était trop forte!
J'avais envie de lire : La vérité sur l'Affaire Harry Québert, et ce, depuis plusieurs mois. Mais maintenant que je connais les mécanismes des maisons d'édition, je tente d'attendre la sortie en format de poche. La tentation était trop forte!
Et diantre, comme j'ai bien fait!!!
Dès les premières pages, je suis totalement rentrée dans l'univers de l'auteur. Je suis très adepte des histoires dans l'histoire. Nous avons tout au long du roman des va-et-vient continuels entre différentes époques : 2008, 1975 et puis 1969.
En 2008, nous suivons deux écrivains, avec leurs hauts et leurs bas, une vision critique du monde de l'édition, une idée de la fugacité du succès.
En 1975, une incroyable histoire d'amour entre une jeune fille de 15 ans et un homme de près de 40 ans.
En 1969, le passé de cette chère Nola est dévoilé.
En 1969, le passé de cette chère Nola est dévoilé.
Ces trois parties sont très intéressantes, mais j'avoue avoir une prédilection pour l'été 1975. Je dis souvent que j'aurais voulu me pencher sur les phénomènes amoureux. Surtout les prémisses de l'amour. Cet amour naissant à quelque chose de curieux et les personnages se font les porte-paroles de notre étonnement : "Comment peut-on aimer une fille de 15 ans?"
Mais contrairement à ce que je craignais, l'enquête est haletante et alors qu'on croit l'affaire bouclée à la page 400, elle est loin de l'être, allant de rebondissement en rebondissement.
Un ouvrage plein de personnages forts également. Un personnage secondaire, mais plein d'humour (malgré elle) étant la maman de Marcus - peut-être parce qu'elle me rappelle la mienne - :
"- Pourquoi tu cours t'occuper d'un vieux professeur au lieu de te
chercher une femme? Tu as trente ans, et tu n'as marié personne encore !
Tu veux qu'on meure sans t'avoir vu marié?
- Tu as cinquante-deux ans, maman. On a encore un peu de temps.
- Cesse d'ergoter ! T'a-t-on appris à ergoter, hein? [...]
- Markie chéri, écoute, je dois te demander : es-tu amoureux de ce Harry? Fais-tu de l'homosexualité avec lui?
- Non ! Pas du tout ! [...]
- Tu me demandes si je suis homosexuel? non ! Et même si c'était le cas, il n'y aurait rien de mal à ça. Mais j'aime les femmes, Maman.
- Les femmes? Comment ça, les femmes? Contente-toi d'en aimer une, veux-tu ! Les femmes ! Tu n'es pas capable d'être fidèle, c'est ça que tu essaies de me dire? Es-tu un obsédé sexuel, Markie? Veux-tu aller chez un docteur psychiatre pour te faire faire des soins mentaux?"
- Tu as cinquante-deux ans, maman. On a encore un peu de temps.
- Cesse d'ergoter ! T'a-t-on appris à ergoter, hein? [...]
- Markie chéri, écoute, je dois te demander : es-tu amoureux de ce Harry? Fais-tu de l'homosexualité avec lui?
- Non ! Pas du tout ! [...]
- Tu me demandes si je suis homosexuel? non ! Et même si c'était le cas, il n'y aurait rien de mal à ça. Mais j'aime les femmes, Maman.
- Les femmes? Comment ça, les femmes? Contente-toi d'en aimer une, veux-tu ! Les femmes ! Tu n'es pas capable d'être fidèle, c'est ça que tu essaies de me dire? Es-tu un obsédé sexuel, Markie? Veux-tu aller chez un docteur psychiatre pour te faire faire des soins mentaux?"
Nola, quel personnage!! De ceux qu'on aime un peu aussi à travers le regard du narrateur. Quand l'amour est bien raconté, on se prend au jeu, forcément.
"Être avec Nola, c'était vivre vraiment. Je ne saurais pas vous le dire
autrement. Chaque seconde passée avec elle était une seconde de vie
vécue pleinement. Voilà ce que signifie l'amour, je crois."
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