"Chaque livre a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."

"Bientôt, l'idée s'empara de moi qu'un univers infini à explorer s'ouvrait derrière chaque couverture tandis qu'au-delà de ces murs le monde laissait s'écouler la vie en après-midi de football et en feuilletons de radio, satisfait de n'avoir pas à regarder beaucoup plus loin que son nombril. "

Carlos Ruiz Zafon

dimanche 7 octobre 2012

Anne Cassidy, L'affaire Jennifer Jones, Toulouse, Editions Milan, 2012

J'ai acheté tout à l'heure l'affaire Jennifer Jones et comme je vais me coucher, il me faut un livre, je ne sais pas dormir sans. Je dois lire, même une page, pour m'endormir rapidement. Après cela, à peine la lumière éteinte, je sombre dans un sommeil des plus profonds.

Mes hypothèses
Je découvre donc la première de couverture : un fond rouge, un personnage découpé dans des articles de journal. Et dans ces morceaux de journal on peut clairement lire "Meutre" "Une fillette assassinée par sa camarade de jeux".
Je tourne le livre pour découvrir la quatrième de couverture: On peut lire que des dizaines d'articles avaient analyser les raisons, le contexte de ce meurtre. Mais une jeune fille Alice Tully, nous est également présentée comme une jeune fille sans histoire, avec une vie trop lisse, sans passé, qui est très intéressée par cette affaire.

Mon hypothèse de lecture est claire: Alice Tully est la meurtrière. Un secret indicible, une vie trop lisse dans laquelle elle est obligée de se cacher... Cela sent la meurtrière!
Cela dit, j'espère me tromper, car je déteste comprendre directement une intrigue. J'espère donc être agréablement surprise, qui sait.
De toute façon, je vous tiens au courant!

Le 7 octobre à 16:00

Bon, mon intuition était bonne, mais pourtant, j'accroche bien! Cela occupera mes deux heures de train, me voilà sauvée!

Le 14 octobre à 10:55

Vous l'aurez compris, je ne publie que le week-end (oui, il y a internet dans mon bled, surprenant hein?)!
Malgré l'identité de Jennifer Jones rapidement dévoilée, d'autres mystères restent entiers. Qui Jennifer Jones alias Alice Tully a t-elle tué? Et pourquoi?
A plusieurs reprises, Anne Cassidy nous donne l'impression que nous sommes en plein dénouement, nous poussant ainsi à lire comme si notre vie en dépendait les péripéties de Jennifer Jones.
J'ai d'abord cru que le meurtre d'une condisciple concernait le coup de flûte asséné à Sonia, une petite fille dont JJ jalousait l'amitié avec Michelle (Oui, je reste persuadée qu'un coup de flûte bien senti peut tuer!)
Ensuite, influencée par un épisode de Cold Case - série dont je raffole pour ses meutres sortis du passé, accompagnés par une ambiance recréée de toutes pièces grâce aux costumes, à la musique - dans lequel une petite peste - Je sais, on ne peut pas dire du mal des morts, mais quand même, Michelle en est une fameuse de peste - rejette une amie, car elle ne veut pas tuer une petite fille surdouée, un peu paumée qui les suit comme leur ombre. La jeune fille se sentant rejetée, pensant que sa vie est fichue, finira par pousser la petite surdouée dans un ravin. Pendant un long moment donc, j'ai cru à ce scénario dans lequel JJ tuerait la petite Lucy, une petite fille, plus jeune qu'elle, dont la mère est à l'hôpital et dont les frères sont des brutes épaisses. Je finis même par en être certaine, lorsque JJ poussa Lucy d'un ravin.
Mais non, cette montagne russe n'est pas terminée, le suspense, l'angoisse monte, puis redescend, remonte, redescend. Je finis presque par me dire qu'elle n'a tué personne!
Et puis le dénouement, le coup de batte donné à Michelle! Je pense en avoir fini avec cette attraction digne du Space Mountain, je pense être arrivée à la fin. Je me prépare à descendre, lentement. Mais non, Anne Cassidy nous a préparé une ultime surprise, la disparition du corps. Là, je n'en peux plus, j'en ai assez des sursauts. Elle est morte ou pas? Ah oui, elle l'est, dommage!
Même si je n'aimais pas Michelle - malgré son prénom qui me fait penser à mes Beatles bien aimés - j'espèrais encore un échappatoire pour JJ.
C'est stupide me direz-vous?! Je vous le concède, on le sait depuis le début qu'elle est coupable, qu'elle a purgé sa peine. Mais au diable la raison, je m'y suis attachée moi à cette petite! Aussi violente qu'elle puisse être, je comprends ses accès de colère.
Avoir une mère aussi belle que volage, ce n'est pas le comble de l'équilibre!
Cette mère m'a rappelée celle de Jeff dans Le héron bleu de Cynthia Voigt.
Ces deux histoires nous rappellent que toutes les femmes ne sont pas faites pour être mères et quels désastres une mère que l'on aime démesurément, mais qui ne joue pas son rôle peut faire.
Bref, il est difficile de ne pas s'attacher à une petite fille qui ne demande que d'avoir sa maman pour elle toute seule, sans les va-et-vient d'hommes.
Je souhaite donc que Kate Rickman puisse mener une vie plus équilibrée.

Encore un bon livre de plus en mémoire!



Voici l'épisode 6 de la saison 2 de Cold case en anglais.








Et ici, la couverture du Héron bleu de  Cynthia Voigt,
un des livres qui a marqué mon enfance.













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1 commentaire:

  1. Tu as partiellement découvert un des principaux enjeux de ce livre, et tu ne t'es pas cantonnée à la déception de découvrir qui était JJ... Analyse maintenant avec plus de profondeur le caractère de Jennifer, et tente peut-être de découvrir quelle critique est sous-jacente.

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