"Chaque livre a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."

"Bientôt, l'idée s'empara de moi qu'un univers infini à explorer s'ouvrait derrière chaque couverture tandis qu'au-delà de ces murs le monde laissait s'écouler la vie en après-midi de football et en feuilletons de radio, satisfait de n'avoir pas à regarder beaucoup plus loin que son nombril. "

Carlos Ruiz Zafon

lundi 25 mars 2013

Rencontre avec Brigitte Smadja



Wouaw ! J’ai envie de dire, quelle femme ! Ils disaient donc vrai !
Si l’objectif de Madame Centi était de démystifier le personnage de l’auteur, c’est raté. Brigitte Smadja n’aurait même pas besoin d’être un auteur pour paraître au-dessus de la mêlée. Et pourtant. Elle s’assied sur le bureau, de manière très informelle. Elle dispose de ce que Madame Jardon et d’autres, bien sûr, appellent une présence. Elle n’a pas besoin de faire de grands gestes, de crier, non elle est là et personne ne peut l’ignorer. Sa présence est très palpable, malgré sa petite taille.
Très vite, elle se laisse guider par notre maître d’orchestre, Madame Centi. Elle écoute, elle rit, elle commente. Elle est entièrement avec nous. C’est Daniel Pennac qui m’a ouvert les yeux là-dessus. Un professeur pour captiver ses élèves a besoin d’être là. Ça parait couler de source, mais le stress nous met parfois sur pilote automatique. Et ce n’est pas ça, être là. C’est un moment où chaque parcelle de notre cerveau est dans cette classe, à un moment donné, avec nos élèves. Pas avec l’évaluatrice, pas avec notre ménage du soir. Et Brigitte Smadja donnait cette impression d’être entièrement avec nous. Je ne l’ai pas vue une seule fois regarder sa montre, elle s’en souciait peu. Visiblement, elle prenait du plaisir et nous aussi.
Un objectif est clairement atteint : l’accroissement de notre motivation. Nous sommes relativement débordés (je joue avec les euphémismes aujourd’hui). Et pourtant, malgré le délai plutôt court imposé par notre professeur, la qualité des travaux ne semblent pas en avoir pâti. Chacun semble avoir pris plaisir à préparer sérieusement la venue de Brigitte Smadja. J’ai personnellement pris beaucoup de plaisir à écouter les autres présenter leur travail : surtout la fin réécrite de Nicolas et la rencontre des personnages de Marie, Saïd...dans la pièce faite par les FLE...
Mon seul regret : Ne pas avoir eu la réaction en direct de Brigitte Smadja concernant notre travail. Je sais que le temps était trop réduit pour le faire, mais cette femme est tellement franche, tellement spontanée que j’avais envie de voir. Qui plus est, je n’ai pas l’impression qu’elle fasse semblant ! Quand le groupe de Coralie, Davina et Emmanuelle ont présenté brièvement leur projet, elle a immédiatement donné son avis : elle aime bien Abdelkrim et elle le défendra.
Elle n'a pas été tendre avec les auteurs qui envoient leurs manuscrits : j'y réfléchirais à deux fois avant d'envoyer un texte, si l'envie me prenait.
Bref: une belle rencontre, un bon moment, un vent de légèreté qui nous a fait du bien! 
A refaire? Oui oui oui!
Je pense que l'approche utilisée était très riche. Nous n'avons pas simplement posé des questions. Nous n'avons même pas eu le temps de le faire en fait.
Mais nous nous sommes investis dans un projet, nous y avons mis de nous-même. Cette visite donne du sens aux apprentissages et à la lecture, qui en a trop peu chez nos jeunes.
Les exercices proposés étaient riches, un dossier à garder sous le coude et à réutiliser. Une seule chose: j'aurais aimé qu'on fasse le musée des références.

AUFORT Philippe, Le mioche, L'école des loisirs, Coll. Théâtre.



Pourquoi avais-je choisi ce livre dans la collection théâtre ? J’avais une idée pédagogique. Brigitte Smadja défend l’idée que tout théâtre ne doit pas exister pour être jouer. Je le concède. Mais pour avoir fait l’expérience avec Le jeu de l’amour et du hasard lorsque j’étais en quatrième, je pense que faire jouer une pièce aux élèves ou même leur faire dire le texte, donne véritablement vie au texte. Cette expression prend vraiment sens.
Le mioche de Philippe Aufort, c’est une pièce avec 15 personnages minimum. De quoi donner un rôle à chacun dans une pièce.
Ce texte s’adresse à un public très large : 4e, 3e, lycée, tout public. C’est tentant.
De plus, cette collection a l’avantage de changer du Cid, du malade imaginaire ou encore de l’avare. Même si je suis très attachée à ces classiques qui peuvent garder tout leur intérêt. Brigitte Smadja nous a elle-même parlé du malade imaginaire qu’elle faisait jouer à ses élèves et le grand succès que l’interprétation du malade par un enfant très timide a donné.
La lecture est très courte, mais j’ai le sentiment qu’il me manque des codes, qu’il me manque une pièce du puzzle. Impression qui m’arrive parfois : j’aimerais apprécier, mais j’ai l’impression qu’il manque des cartes à mon jeu. Sans doute, cette impression vient du fait que lors de nos études, nous voyons très peu le théâtre. Sujet vaste que les professeurs essayent d’éviter, peut-être parce qu’ils glissent en terre inconnue. Je suis donc presque une novice. Et puis, le peu de connaissances que j’en ai, je les tire de ma propre expérience. De la diction, parce que mon père ne voulait pas que je sois imprégnée de l’accent dinantais, du théâtre ensuite et de la déclamation. Le théâtre dans l’expérience que j’en ai, ça se joue. Donc me voilà face à un texte, ou les répliques sont écrites au milieu du livre, parfois présentées en colonnes dont on ne comprend pas bien le sens de la lecture. Je ne sais pas bien si j’ai envie d’applaudir l’audace, le génie ou de penser que plus rien n’a de sens.
Comment jouer un personnage qui change sans cesse de ventre ? Je ne devrais pas me poser la question et repenser à Madame Smadja, apprécier la beauté du texte.
Le texte relèverait plutôt de la poésie, mais qu’importe !

Ce qui me fait plaisir, c’est qu’il y a des grandes dames et des grands hommes comme ça, qui ne se posent pas mille questions. Qui ne pensent pas  uniquement en termes d’argent – Bon d’accord, il faut des pièces qui marchent pour pouvoir se permettre de publier, même si ça ne se vendra pas -, qui publient parce que ça les marque, parce que ça leur parle. Et là, même si Le Mioche d’Aufort n’a pas été une révélation pour moi, c’est à saluer ! Cette collection existe, ce livre est publié et c’est une bonne chose.

dimanche 3 mars 2013

La littérature jeunesse

Lorsque j'étais jeune, je ne lisais pas de littérature jeunesse. Sauf pour l'école.
Mes seules lectures plaisirs étaient les J'aime lire. On peut donc dire que j'ai fait une sacrée découverte.
Depuis, je suis carrément devenue une fan!
Dans la liste des très belles découvertes:
- Le passeur de Lowry
- Les montagnes blanches de Christopher
- Genesis alpha de Michaels
- Entre chiens et loups de Blackman
- Hunger games de Collins
- J'ai hâte de vieillir, j'ai rendez-vous avec Samuel de Smadja
- Sobibor de Molla
- Sombre citrouille de Ferdjoukh
- La trilogie de la brume de Zafon
Et encore beaucoup d'autres, que j'oublie de citer ou qu'il me reste à découvrir!
Moi qui regrettais de ne pouvoir faire les romanes, finalement, je crois que c'est vraiment le meilleur des choix que le mien :)

samedi 23 février 2013

Brigitte Smadja

Après la lecture du carnet la concernant, je suis un peu méfiante : comment une seule femme peut avoir autant de qualités? Si je deviens déjà une prof qui enchante mes élèves comme elle le fait, je serai plus que comblée. Mais elle ne s'arrête pas à ça, non, elle est auteur et directrice d'une collection qu'elle a créée par amour du théâtre. Oui. En plus, elle est (autant que possible) désintéressée.


Très vite, lorsque les propositions de lectures sont faites, une idée émerge en moi, pourquoi ne pas travailler sur le cycle de Marie? J'aime beaucoup les cycles, revoir les personnages que j'ai aimé évoluer au long de plusieurs livres, ça augmente l'affection que je peux ressentir pour eux. C'est comme si on les connaissait, comme s'ils étaient des copains avec qui on faisait un bout de chemin. Et le processus d'écriture est, à mon sens, très intéressant. L'auteur reste en quelque sorte "piégé" par ce qu'il a écrit. Il doit rester cohérent.

Brigitte Smadja ne semble pas en être trop incommodée, elle n'hésite pas à varier les types d'écriture.
Pour Marie est amoureuse, on a une écriture pour les tout petits (6ans), avec un narrateur omniscient.

Pour J'ai hâte de vieillir, le narrateur est Marie, ce qui nous empêche parfois de bien comprendre le comportement de Louise, mais qui nous permet de nous plonger dans la tête d'une adolescente de 15 ans, avec la peur du changement et les problèmes qui commencent.

Pour J'ai rendez-vous avez Samuel qui est la suite de J'ai hâte de vieillir (qui raconte l'histoire de Marie) et Une Bentley boulevard Voltaire (qui raconte l'histoire de Samuel) on a droit à de la polyphonie. Ce qui nous permet de nous adapter aux points de vue des personnages récurrents.

Bon, lire j'ai hâte de vieillir après Marie est amoureuse est une sacrée rupture! Notre Marie a sacrément grandi! Brigitte Smadja ose et elle écrit un roman fort. Un des romans que j'aurais adoré ado et que je lis encore avec beaucoup de plaisir aujourd'hui. Brigitte Smadja n'a pas peur, ses adolescents fument, couchent sans amour, s'inventent une vie, supportent les pires rumeurs. Et ça fait du bien!

J'ai rendez-vous avec Samuel, j'ai aimé, mais moins. J'ai été un peu déçue. Samuel ne m'a pas fait rêver. J'ai un souvenir très fort d'un de mes amours d'enfance où je passais mon temps à tenter qu'il me remarque. Combien son indifférence m'avait fait mal. Et quand je le revois aujourd'hui, je le revois avec son sourire d'enfant qui m'avait tellement marquée, je me dis qu'il n'a pas changé et c'est bien ainsi. Et jamais je ne voudrais briser ça. Ici, j'avais imaginé Samuel un peu comme ça... Et on retrouve un garçon aux cheveux gras. Un garçon que je trouve égoïste. D'un côté, c'est plutôt réaliste. Je pense que l'amour d'enfance à une pureté et une beauté perdue lorsqu'une relation se créé. Tout simplement parce qu'on a idéalisé la personne.
On en vient à aimer son désir et non plus l'objet de son désir dirait Nietsche.

C'est la raison pour laquelle comme préparation à la venue de Brigitte Smadja, nous avons décidé de ne pas rester sur cette fin. Vous découvrirez bien assez tôt ce qu'on vous a concocté. Cela dit, nous avons décidé de tenter de coller le plus possible à l'écriture de Brigitte Smadja (bien sûr, c'est un travail difficile, nous n'avons pas son talent). Mais nous avons inséré énormément de clins d’œil par rapport aux autres livres du cycle.

Une seule chose me titille un peu. Marie est amoureuse et Marie souffre le martyr ont été écrit en 1992. J'ai hâte de vieillir, seulement un an plus tard, je n'aurais pas cru cela possible. Marie a tellement changé, que j'admire Brigitte Smadja, qui a su faire grandir son personnage (en quelque sorte, son bébé) très rapidement.
Bref, je me réjouis de la rencontrer.



vendredi 15 février 2013

Jennifer Jones et Genesis Alpha

Ce sont tous les deux des romans policiers, mais ils n'appartiennent pas au même sous-genre.
Alors que Jennifer Jones sort vraiment de l'ordinaire puisque le meurtre s'est déjà déroulé, la coupable est connue. Ce qui est mis en avant ici, ce n'est pas la recherche du meurtrier, mais la psychologie de celui-ci!

Genesis Alpha pourrait selon moi,  être considéré comme un thriller, par la tension et le suspense qu'il impose à son lecteur. Le personnage de Rachel est assez inquiétant, elle apparaît souvent dans l'obscurité, à un rire de démente, elle s'automutile... Pendant tout un moment, j'ai cru que c'était elle qui avait tué sa sœur et qu'elle tentait de faire accuser Max et de perturber Josh. Cela peut également être un roman d'enquête, enquête menée par Josh avec l'aide de Rachel. Sans oublier le côté science-fiction amené par le clonage... Un vrai mélange qui apporte une sacrée richesse.

Jennifer Jones et Max

L'un est un psychopathe qui prémédite son geste: il choisit ses victimes, se renseigne sur elles.
L'autre est une jeune fille colérique qui a tué par accident.

Mais je ne peux m'empêcher de leur trouver des points communs.
Jennifer Jones a une vie peu structurée. Sa mère qu'elle admire se prostitue ou en tout cas fait des photos assez chaudes, elle n'hésite pas à lui faire des promesses qu'elle ne tient pas. Il n'y a pas d'image paternelle. Elle ne peut bien souvent compter que sur elle-même.

Max a été très malade et pour le sauver, ses parents l'ont cloné. Lorsqu'il l'a su, cela à quelque peu (sacré euphémisme) chamboulé son monde. Il pensait que ses parents voulaient le remplacer.

Bref, deux ados qui a une période compliquée de leur existence- aaah l'adolescence!- se retrouvent désemparés.

Dans les deux cas, je trouve qu'une certaine réflexion est amenée sur l'influence des facteurs extérieurs: la famille pour Jennifer, la famille et le jeu vidéo pour Max.

Deux ouvrages à garder sous le coude en tout cas!

KRESSMANN TAYLOR Katherine, Inconnu à cette adresse, J'ai lu, Paris, 2012

J'avais acheté cette nouvelle il y a peu. Elle trônait près de la caisse de ma librairie de Dinant, attendant que j'arrive.
Premièrement, Madame Centi l'avait épinglé comme "Un tout bon récit!", mais bon, je ne peux pas acheter tous les récits approuvés par Madame Centi, ça viendra, je l'espère, mais chaque chose en son temps. Mon portefeuille ne serait pas capable de subir une telle dépense!
Ensuite, ma maître de stage de morale de novembre m'en avait parlé, elle l'avait fait lire à ses élèves pour leur parler de la Shoah.
Et enfin, l'argument le moins appréciable parce qu'il montre que même si je connais les viles pratiques des vendeurs, je n'y suis pas insensible: il était à la caisse. Vous savez, juste devant vos yeux. L'article que vous ne pouvez pas manquer, que vous ne comptiez pas acheter, m'enfin, comme on vous le met juste sous les yeux vous craquez!

Je l'ai lu rapidement, contrairement à tous les livres qui attendent que je sois en congé ou que mes professeurs arrêtent de me noyer de travail, au choix. C'est une nouvelle de 85 pages. Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas les lire, ces pages!

Cette nouvelle est sous forme de lettres, ce qui me permet de l'aborder en stage lors de ma leçon sur le récit de vie. J'avais George Sand pour les lettres factuelles, j'ai Kressmann Taylor pour les lettres fictionnelles. Chouette!

Inconnu à cette adresse, c'est bref, c'est intense. J'avais une crainte : que la brièveté de la nouvelle ne précipite les événements et devienne invraisemblable. Mais cela ne m'a pas choquée outre mesure. Ce n'est pas un récit gentillet, loin de là. Toute l'humanité, dans ce qu'elle a de bon et de mauvais ressort par là : l'amitié, la trahison, la vengeance. Je me réjouis qu'il n'y ait pas de manichéisme, cela rend le récit plus intéressant à exploiter, notamment en morale.
Qu'aurais-je fait si mon meilleur ami avait fermé les yeux sur la détresse de ma sœur, la jetant ainsi en pâture? La vengeance est-elle une solution?

Mais ce qui fait de ce récit une grande œuvre, ce que j'ai envie d'applaudir à m'en faire mal aux mains, c'est la lucidité dont fait preuve l'auteur! Parce que ce récit n'est pas seulement une nouvelle géniale, c'est aussi une œuvre qui aurait pu, qui aurait dû alerter le monde.
Kressman Taylor a écrit cette nouvelle fictive après avoir lu certaines lettres qui elles, étaient bien réelles. En 1938, l'auteur a une vision très nette de ce qui se passe en Allemagne et de ce qui va se passer dans le monde. Et elle l'écrit, en 1938 elle parle de censure, de camps de concentration. Cette américaine mère de famille en savait donc plus que les dirigeants européens? Auschwitz n'était pas encore construit en 38... Cette femme a su lire les signes annonciateurs d'une catastrophe.

Comme je le sais? Par la lecture de l'introduction et de l'épilogue, qui ici, apportent vraiment quelque chose au récit. C'est un plus qui vient vraiment donner encore plus de force à un récit qui en avait déjà beaucoup.

J'ai aimé, j'ai adoré, je recommande!
Je l'utiliserai en mars, mais pas seulement!


Allez, j'ai envie de partager avec vous ce chant de la résistance, après avoir lu Jorge Semprun L'écriture ou la vie et Kressman Taylor Inconnu à cette adresse dans un intervalle très court. Une chanson qui remue pas mal de chose chez moi, moi qui suis souvent plongée dans ce genre de récits. Parce que ces récits, ce ne sont pas que des histoires qui font froid dans le dos, même lorsque la réalité est romancée comme Inconnu à cette adresse, ce sont les histoires, les souffrances de milliers de personnes : des juifs, des prisonniers politiques, des homosexuels, des handicapés, des "asociaux", des tziganes...



samedi 2 février 2013

MICHAELS Rune, Genesis Alpha, Macadam, Milan

J'avais entendu parler de ce livre par une de mes maîtres de stage qui me jurait qu'il avait captivé ses élèves. J'avais donc hâte de le découvrir et Madame Muselle m'en offrait l'opportunité.
Je lis la quatrième de couverture, il s'agit d'un meurtre commis par un adolescent. Tiens donc, cela me rappelle L'affaire Jennifer Jones et il s'agit de la même collection.
Apparemment la collection Macadam ne se revendique pas comme friande de meurtres d'adolescents, mais plutôt comme une collection qui "prend des risques pour des voix littéraires capables de chahuter le lecteur et de l’emmener loin, très loin, dans le plaisir de lire".
Donc, un soir, je me décide à ouvrir ce roman. Je l'ai tout bonnement fini à 1h du matin la veille des cours, ce qui est bon signe. Je n'ai pas su le lâcher, pas su me convaincre que je le lirais le lendemain dans le train. Je devais savoir la fin tout de suite!

Outre l'histoire du meurtre qui est haletante, l'auteur arrive à mettre une certaine tension dans son livre. Je ne sais pas si c'était le fait de me retrouver seule au kot, mais j'étais vraiment stressée par moments. Il y a une réflexion sur les jeux vidéos qui n'est pas une critique pure et simple, mais plutôt un rappel de ses dangers et que les jeux, comme internet, ne sont que ce qu'on en fait.
Et la cerise sur le gâteau, une réflexion sur le clonage. Si mon clone est un meurtrier, vais-je en devenir forcément un? Dois-je être puni préventivement parce qu'il y aurait un risque que je devienne un meurtrier? Le clonage en vue de guérir une personne est-il acceptable? Le clone est-il un médicament ou un remplaçant?
Bref, le clonage, sujet dont la science-fiction se délecte est bien présent ici et pose toutes les questions éthiques qu'un tel sujet présuppose. Et ce, sans avoir l'air d'y toucher. Il s'agit d'un texte comprenant plusieurs lectures à mon sens, je ne suis pas sûre que la problématique du clonage pose autant questions aux jeunes adolescents, mais elle a le mérite d'être posée.

Bref, un roman que j'utiliserais volontiers!

POMMAUX Yan, Ulysse aux milles ruses, L'école des loisirs



"Le temps manque pour tout" Honoré de Balzac.
Du coup, j'ai décidé de le prendre, le temps!

Pour découvrir un des ouvrages de mon abonnement. Et pas n'importe lequel, non, ce bel album qui me faisait de l’œil, ce qui peut paraître étrange sachant que je ne suis pas du tout une férue de BD. Non, je ne pense pas que ce soit une honte que d'aimer la BD. Seulement, il n'y en a jamais eu chez moi et entre une BD et un bouquin, je trouve le bouquin plus rentable. Ben oui, ça fait moins cher le mot.
Mais curieuse de m'ouvrir à des nouvelles pratiques, attirée par les magnifiques illustrations et amatrice de mythes, je me suis lancée! Si je n'avais pas eu cet ouvrage sous les yeux, j'aurais pris peur, illustrer une histoire qui est dans toutes les imaginations, c'est prendre un sacré risque! Et c'est fait avec brio!

Yann Pommaux, je ne vous connaissais pas, mais j'aime votre travail! Et j'adore la façon dont vous illustrez différemment ce qui concerne les mythes et ce qui concerne la BD policière! C'est succulent!
Bon, j'arrête les apartés, surtout qu'il ne lira jamais cet article et qu'en plus, soyons clairs, je n'y connais rien.

Les illustrations sont vraiment un plus pour le texte, tomber de Charybdes en Scylla, cette expression, qui, présente dans un syllabus de Théorie du droit, m'avait semblé carrément rebutante, prends tout son sens. Et les sirènes? Horribles! Contrairement à l'image romantique que l'on a d'elles et de leur chant.

Le texte est là, présent, sans doute repris de la version abrégée de l'Odyssée d'Homère publiée à L’École des loisirs. On ne souffre pas de l'abréviation, l'essentiel est là. L'univers symbolique est très présent. Le texte n'est pas présenté sous forme de phylactère, mais il est inséré dans les images. Un plus pour moi.

Je l'utiliserais volontiers pour voir les mythes avec mes futurs élèves. Les mythes appartiennent à l'imaginaire collectif et je me souviens que nos moments préférés en latin était la traduction des Métamorphoses d'Ovide, notamment le mythe d'Orphée! Cela a un impact fort sur les élèves, je me souviens de notre incompréhension fasse à l'erreur d'Orphée! Nous nous étions tous écriés "Mais pourquoi il a fait ça????!!!".

Bref, toutes les caractéristiques du mythe se retrouvent ici - forcément, c'est quand même le texte d'Homère, Sarah -, mais cela serait intéressant de les relever ici, par la BD. Le récit est caractérisé géographiquement, mais peu caractérisé historiquement. Les figures sont des dieux (Poséidon qui est un opposant, Athéna comme adjuvant), des héros (ici, Ulysse qui résiste à tout) et des créatures mythiques (cyclope, sirènes...). L'univers symbolique est omniprésent. Cela fascine le peuple, car cela fait craindre la colère des dieux! Vaincre par sa ruse (C'est le titre de la BD qui l'indique) et être sans cesse contrecarré dans ses plans par un dieu en colère. Il y a également beaucoup d'actions, ce qui nous permet de ne pas décrocher du récit.

Dans cette BD, il y a également des mises en abyme : le père qui raconte à ses enfants une histoire incroyable (d'ailleurs, les dessins ne sont pas du tout les mêmes), Ulysse qui raconte son histoire. On a bien envie de se laisser emporter.

Plusieurs points positifs : Yan Pommaux ne s'est pas arrêté au mythe d'Ulysse, il a illustré également celui de Thésée et d'Oedipe et d'Orphée. Il nous raconte également la guerre de Troie.
Cela laisse un beau panel. Ensuite, bien que dans l'abonnement nous l'ayons eu en grand format (avec de magnifiques illustrations recouvrant parfois deux pages), il existe en petit format pour moins de 10 euros. Une BD plus qu'abordable dans un format qui change nos habitudes.
Et puis Yan Pommaux n'a pas froid aux yeux, outre le fait de s'attaquer aux mythes, il transpose également en BD des contes : Blanche-Neige, La Belle au bois dormant, Le petit chaperon rouge, le tout, dans un récit policier. Ici c'est un vrai travail de réécriture dont il s'agit. Je me réjouis de découvrir cela!

Jean-Claude Mourlevat, La ballade de Cornebique, Parsi, Folio Junior, 2009

D'accord, ce livre est très léger, peut-être plus adapté à l'enseignement primaire.
MAIS, l'âge ne fait pas le lecteur! (Il fallait que je le ressorte ça)
Plus sérieusement, pour les enfants ayant des difficultés de lecture ou tout simplement peu de plaisir à lire, cela peut être la solution.
Déjà parce que ce texte est très oral, on dirait davantage un conte qu'une fable. Le genre d'histoire qu'on se raconterait bien au coin du feu. Et les enfants, les ados et même parfois les adultes aiment qu'on leur raconte les histoires, alors pourquoi par ce biais? La longue liste de noms en bique, boc, bouc est très drôle une fois lue à haute voix. Le concours d'insultes les plus farfelues est également très drôle.
Mais il y a un mais...l'âge est indiqué sur la quatrième de couverture (9 ans), alors bon, si je veux remotiver des premières diff avec un texte pleine d'humour et de tendresse, l'âge affiché risque de les décourager. Encore une pratique qui ne donne pas envie de lire, quel dommage!

Je pensais l'améliorer avec le temps (un bon mois), mais au fond, je le laisse ainsi! 

Des fleurs pour Algernon

Puisque Jean-Marc Ligny constate à raison le manque de livre de SF dans nos écoles, pourquoi ne pas utiliser Des fleurs pour Algernon en classe?

Alors j'y vois bien sûr, des inconvénients:
- Le livre ne semble pas soumis à la loi de 49 Alors bien sûr, ce n'est pas une preuve de qualité, mais pour une future prof comme moi, cela me rassure quant à mon ciblage.
- Le livre est un livre de science-fiction écrit en 1956. Il n'y a aucune donnée temporelle quant au récit. Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai le sentiment (peut-être très personnel), que ce récit ne se situe plus vraiment dans le futur. Comme c'est le cas pour 1984 quand on le lit en 2012. Alors, ce n'est pas un frein au plaisir de la lecture. Mais je redoute que cela rende la science-fiction un peu confuse pour les élèves. Mais encore une fois, ce n'est pas un vrai inconvénient. Il suffira de leur expliquer quand a été écrit le livre lorsque nous l'aborderons et ce qu'est la science-fiction d'anticipation qui est très réaliste et qui nous surprend souvent de pas sa perspicacité. Mais je ne choisirais pas forcément ce récit pour aborder uniquement la science-fiction.

Les avantages:
- Qui plus qu'un adolescent se projette dans l'avenir? La science-fiction peut vraiment leur plaire, car c'est un exercice qu'ils font souvent et auquel ils prennent souvent plaisir.
- La science-fiction, par le biais de ce roman peut leur apporter une vraie réflexion sur notre société et ses travers.
- Il a été considéré comme une nouvelle, il est rapide à lire et vraiment prenant.
- Les fautes d'orthographes peuvent amuser certains.

Je pourrais le proposer à des 5èmes professionnels dans la TP Etudier l'effet idéologique d'un récit de fiction. Cela réduirait le problème de l'âge du lecteur.
Je proposerais cette nouvelle comme tâche finale. Je partirais de texte courts qui ne relèvent pas nécessairement de la science-fiction, pour ensuite, aborder Des fleurs pour Algernon.
Je prendrais comme base d'analyse la morale qui ressort de cette histoire : la place de l'intelligence dans notre vie, notamment sociale. Ici, le but ne serait pas vraiment qu'ils découvrent ce qu'est la science-fiction, même si je l'expliquerais. Ici le but serait surtout d'inférer une morale implicite.
Je pense que ce sujet, reste un sujet brulant, alors que le clivage intellectuels/manuels reste très présent. Qu'est-ce que l'intelligence? Est-ce que c'est l'apanage des intellectuels? Être intelligent rend-il heureux?
Il est temps d'arrêter de prendre les gens pour des idiots et de leur redonner confiance en eux :)

Travail d'écriture sur base d'une peinture

Pour le cours de Madame Audin, nous devions écrire un texte (dans le genre que nous voulions, en respectant où non l'époque) sur base d'une peinture. La peinture devait représenter la situation finale de notre récit.
La peinture qui m'a été attribuée était celle-ci:
http://ilovebreda.unblog.fr/2009/04/14/small-medium-ixelles-part-five/





En écoutant Schumann de Khnopff.
Ce récit s'accompagne donc, bien évidemment d'une musique.







13 janvier 1942

Chère Elisabeth,

J’espère que tu te portes mieux, que l’air frais de la campagne te fait du bien.
Tu me connais suffisamment pour savoir que mon long et regrettable silence ne signifie en rien que je t'oublie. Beaucoup de choses se sont passées depuis ma dernière lettre, on pourrait penser qu’une vie entière s’est déroulée en quelques mois.
Mon époux a été appelé au front. Tu peux facilement imaginer mon désarroi, toi qui a vécu une situation analogue. Être mariée dans ces temps de guerre signifie se retrouver seule. Jules et moi étions tellement complices que son départ m’a fait me sentir bien vide. Les nouvelles étaient rares et je m’ennuyais fermement dans notre maison de campagne avec pour seule compagnie ma couture, mes domestiques et le fantôme de la présence de Jules. J’ai donc décidé de rejoindre Paris et certains de nos amis. Tu dois penser, comme Jules, que je me plains d’aise. Lorsque je lui ai écrit pour lui annoncer la nouvelle, il a répondu brièvement que j’étais frivole de me mettre en danger par ennui alors que lui, ne dormait que d’une oreille, toujours alerte aux bruits environnants. Il avait sans doute raison, mais je préfère mettre de la vie dans mes années que des années dans ma vie.
Ainsi, pendant deux mois, j’ai rencontré des gens fabuleux, tenu des propos à mille lieues du sujet qui aurait dû me préoccuper : la guerre et mon mari au front. Je n’en suis pas fière, surtout que Jules avait été tout pour moi pendant notre mariage. Il ne m’était pas sorti de la tête, seulement face à l’ignorance de son retour j’ai préféré oublier. Comme une alcoolique, j’ai préféré l’insouciance à la dure réalité, me noyant dans les relations mondaines, alors qu’eux là-bas, ils veillent, ils souffrent, ils combattent, ils exposent leur vie.
Un jour, lors d’une soirée chez Jeanne Lapage, j’ai rencontré son fils Paul. Ses yeux bleus et son sourire – son sourire !- m’ont immédiatement frappée. Mais où avais-je donc la tête ? Le ridicule de la situation ne m’a pas échappé, d’autant plus que le joli cœur n’avait que 19 ans. Je ne me suis pas inquiétée outre mesure dans un premier temps, comptant sur mon caractère raisonnable. Mais au fil des soirées passées chez les Lapage, sa beauté m’obnubilait. Si seulement cela avait été la seule chose qui m’attirait vers lui ! Mais non, il avait de l’esprit, de l’humour et une vision du monde qui était un vrai vent de fraîcheur dans ce monde tourmenté. De quoi faire oublier à une femme ses promesses d’amour éternel et la bienséance.
Je sais ce que tu dois penser de moi. Une femme de 36 ans, mariée par amour, qui devrait pleurer la situation de son cher Jules et qui s’amourache d’un enfant ! Mais ne me juge pas trop vite, tu es comme une sœur pour moi et le pire, je le crains est à venir.
Deux semaines après notre rencontre, nous nous promenions aux Jardins du Luxembourg, échangeant notre vision de l’après-guerre. Il s’est arrêté net, me coupant dans mon élan et m’a embrassée. Aujourd’hui encore, je repense comme une midinette à ce moment. C’était plus qu’un baiser enflammé, il me semblait que c’était mon corps entier qui prenait feu. S’en sont suivis des événements sur lesquels je ne peux ou ne veux te donner les détails scabreux. Non pas que le pêché soit de les dire, mais je reste une dame et bien que je manque à tous mes devoirs, je ne veux pas que tu aies cette image de moi. Ce n’était pas un amour passager. Je te le jure. Il semblerait que durant toutes ces années, je n’ai connu qu’un amour gorgé de platitude. Jules est un homme bon, tout ce dont je pouvais rêver il me l’a offert. Dans ses bras, j’étais une parfaite princesse. Mais je m’ennuyais derrière ces barreaux –fictifs je te rassure- dorés.
Avec Paul, je vivais une véritable passion, je me révélais à moi-même, je me découvrais un goût de la vie. Je ne suis plus une épouse vertueuse, je suis devenue une femme et ce, comble de l’ironie, avec un garçon qui n’est pas considéré comme un homme. Notre idylle était mon plus grand trésor. Au diable la maison de campagne, les serviteurs et les bijoux ! Mais notre amour était d’autant plus précieux qu’il n’appartenait qu’à nous. Il était comme une parenthèse hors du temps et de l’espace. Mais Dieu sait combien je voulais qu’elle dure, au point de le prier chaque soir pour que Jules soit mortellement blessé et qu’il ne revienne jamais. Je sais, je dois te sembler horrible et rassure-toi, je penserais sans doute la même chose s’il ne s’agissait pas de mon histoire.
Et puis, une lettre est arrivée un matin. Jules m’écrivait qu’il avait reçu une balle dans la jambe, qu’il se portait bien et qu’il serait bientôt à mes côtés. Et qu’il avait hâte. J’ai failli vomir. Je me haïssais d’être si injuste et je le haïssais de m’aimer autant. Un comble.
Une semaine après, il était là. L’accueil fut froid, glacé. Mes pensées étaient ailleurs, près de Paul. Tu sais combien Jules est perspicace, combien il lit en moi comme dans un livre ouvert. Au souper, il m’a questionnée. Je me suis confiée à lui, j’ai cru qu’il comprendrait. Quelle naïveté ! Je lui ai tout dit, ne lui épargnant aucun détail. C’est là que j’ai réalisé qu’il était pour moi davantage un ami, un frère que mon mari. Il est devenu rouge de colère, m’a giflée de toutes ses forces au point que je suis tombée, toute droite emportant la chaise avec moi. Et il est parti.
Quand il est revenu, il m’a expliqué qu’il avait couru jusque chez les Lapage, tout raconter à Jeanne. Il est inutile de te préciser qu’elle était loin d’imaginer son fils entretenir une relation avec son amie de toujours, de 19 ans son aînée ou même qu’elle a été totalement abasourdie. Elle n’a rien dit, s’est contentée d’hocher la tête. Mais dès le lendemain, les valises de Paul étaient faites. Il est parti à Londres le jour même. Je n’ai reçu qu’une lettre de sa part. Il m’annonçait sa décision de respecter le vœu de sa mère. Il voulait garder son niveau de vie et elle l’avait convaincu qu’il devait se trouver une jeune fille de son âge et pas une femme déjà flétrie par les années. Il me souhaitait énormément de bonnes choses. Mon cœur s’est arrêté.
Et ce n’était pas tout, bien entendu, Jules me quittait. Grand homme comme il est, il me laissait la maison à Paris et mon honneur. Il tairait cet épisode, mais ne voulait plus me revoir. J’ai donc perdu les deux hommes qui ont compté pour moi. En quelques minutes, ma vie a basculé.
Me voilà maintenant bien seule, n’ayant plus que la musique de Schumann pour arrêter mes larmes.
J’espère avoir de tes nouvelles très vite et que ton soutien me sera indéfectible. Je n’ai plus le luxe de pouvoir perdre des amis.

Ton amie dévouée.

Qui suis-je?

En lisant le carnet sur Brigitte Smadja, je me suis demandée ce que mes proches auraient dit s'ils avaient été contraint d'écrire à mon sujet. Plutôt que de le faire moi-même, tentative déjà vouée à l'échec avant de commencer, j'ai préféré laisser parler les autres.

"Si tu étais une couleur, tu serais le rouge de la colère.
Si tu étais  un vêtement, tu serais une robe, moulante.

Si tu étais  une boisson, tu serais une cannette de Fanta citron.

Si tu étais  un animal, tu serais un lion qui rugit.

Si tu étais  un objet, tu serais un stylo, un beau, un cher !

Si tu étais  une partie du corps, tu serais une belle paire de guibolles.

Si tu étais  un fruit, tu serais une mandarine, on te découvre par morceau.

Si tu étais  un souvenir, tu serais inoubliable.

Si tu étais  une ville, tu serais Londres

Si tu étais  un service, ça serait prendre des notes pour Coralie.

Si tu étais  un âge, tu serais 24 ans, le début du reste de ta vie, si je calcule bien.

Si tu étais  un livre, tu serais un Zafon !

Si tu étais  une rubrique, tu serais un édito.

Si tu étais  un moyen de transport, tu serais tes deux pieds pour venir à l’école.

Si tu étais  une photo, tu serais une photo de Tom ! (A mon plus grand désespoir)

Si tu étais  une maladie, tu serais la bipolarité, mais pour d’autres raisons que moi !

Si tu étais  un film, tu serais vieux film américain des années 50!

Si tu étais  un art, tu serais “L’Art d’avoir toujours raison” de Schopenhauer

Si tu étais  un geste, Tu serais un coup de coude.

Si tu étais  un auteur, Tu serais de science-fiction ou de roman historique.

Si tu étais  un lieu, Tu serais Dinant, évidemment !



Le mot que tu préfères : Ecole des Loisirs

Le mot que tu détestes : anticonstitutionnellement (rires).

Ta drogue : lire, ou plutôt accumuler des livres que tu n’as pas le temps de lire.

Le bruit que tu aimes : les gazouillis de Tom.

Le bruit que tu détestes : les bruits que l’on peut faire quand on mange.

Ton juron favori : bordel !

Le métier que tu n’aurais pas aimé faire : institutrice maternelle.

Le métier que tu aimerais faire : éditrice ou critique littéraire.

La plante ou l’animal dans lequel tu aimerais être réincarné : un cactus.

Si Dieu existe, ce que tu aimerais l’entendre dire après ta mort : « Faut qu’on parle ! »"
Julie