Après la lecture du carnet la concernant, je suis un peu méfiante : comment une seule femme peut avoir autant de qualités? Si je deviens déjà une prof qui enchante mes élèves comme elle le fait, je serai plus que comblée. Mais elle ne s'arrête pas à ça, non, elle est auteur et directrice d'une collection qu'elle a créée par amour du théâtre. Oui. En plus, elle est (autant que possible) désintéressée.
Très vite, lorsque les propositions de lectures sont faites, une idée émerge en moi, pourquoi ne pas travailler sur le cycle de Marie? J'aime beaucoup les cycles, revoir les personnages que j'ai aimé évoluer au long de plusieurs livres, ça augmente l'affection que je peux ressentir pour eux. C'est comme si on les connaissait, comme s'ils étaient des copains avec qui on faisait un bout de chemin. Et le processus d'écriture est, à mon sens, très intéressant. L'auteur reste en quelque sorte "piégé" par ce qu'il a écrit. Il doit rester cohérent.
Brigitte Smadja ne semble pas en être trop incommodée, elle n'hésite pas à varier les types d'écriture.
Pour Marie est amoureuse, on a une écriture pour les tout petits (6ans), avec un narrateur omniscient.
Pour J'ai hâte de vieillir, le narrateur est Marie, ce qui nous empêche parfois de bien comprendre le comportement de Louise, mais qui nous permet de nous plonger dans la tête d'une adolescente de 15 ans, avec la peur du changement et les problèmes qui commencent.
Pour J'ai rendez-vous avez Samuel qui est la suite de J'ai hâte de vieillir (qui raconte l'histoire de Marie) et Une Bentley boulevard Voltaire (qui raconte l'histoire de Samuel) on a droit à de la polyphonie. Ce qui nous permet de nous adapter aux points de vue des personnages récurrents.
Bon, lire j'ai hâte de vieillir après Marie est amoureuse est une sacrée rupture! Notre Marie a sacrément grandi! Brigitte Smadja ose et elle écrit un roman fort. Un des romans que j'aurais adoré ado et que je lis encore avec beaucoup de plaisir aujourd'hui. Brigitte Smadja n'a pas peur, ses adolescents fument, couchent sans amour, s'inventent une vie, supportent les pires rumeurs. Et ça fait du bien!
J'ai rendez-vous avec Samuel, j'ai aimé, mais moins. J'ai été un peu déçue. Samuel ne m'a pas fait rêver. J'ai un souvenir très fort d'un de mes amours d'enfance où je passais mon temps à tenter qu'il me remarque. Combien son indifférence m'avait fait mal. Et quand je le revois aujourd'hui, je le revois avec son sourire d'enfant qui m'avait tellement marquée, je me dis qu'il n'a pas changé et c'est bien ainsi. Et jamais je ne voudrais briser ça. Ici, j'avais imaginé Samuel un peu comme ça... Et on retrouve un garçon aux cheveux gras. Un garçon que je trouve égoïste. D'un côté, c'est plutôt réaliste. Je pense que l'amour d'enfance à une pureté et une beauté perdue lorsqu'une relation se créé. Tout simplement parce qu'on a idéalisé la personne.
On en vient à aimer son désir et non plus l'objet de son désir dirait Nietsche.
C'est la raison pour laquelle comme préparation à la venue de Brigitte Smadja, nous avons décidé de ne pas rester sur cette fin. Vous découvrirez bien assez tôt ce qu'on vous a concocté. Cela dit, nous avons décidé de tenter de coller le plus possible à l'écriture de Brigitte Smadja (bien sûr, c'est un travail difficile, nous n'avons pas son talent). Mais nous avons inséré énormément de clins d’œil par rapport aux autres livres du cycle.
Une seule chose me titille un peu. Marie est amoureuse et Marie souffre le martyr ont été écrit en 1992. J'ai hâte de vieillir, seulement un an plus tard, je n'aurais pas cru cela possible. Marie a tellement changé, que j'admire Brigitte Smadja, qui a su faire grandir son personnage (en quelque sorte, son bébé) très rapidement.
Bref, je me réjouis de la rencontrer.
"Chaque livre a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."
"Bientôt, l'idée s'empara de moi qu'un univers infini à explorer s'ouvrait derrière chaque couverture tandis qu'au-delà de ces murs le monde laissait s'écouler la vie en après-midi de football et en feuilletons de radio, satisfait de n'avoir pas à regarder beaucoup plus loin que son nombril. "
Carlos Ruiz Zafon
samedi 23 février 2013
vendredi 15 février 2013
Jennifer Jones et Genesis Alpha
Ce sont tous les deux des romans policiers, mais ils n'appartiennent pas au même sous-genre.
Alors que Jennifer Jones sort vraiment de l'ordinaire puisque le meurtre s'est déjà déroulé, la coupable est connue. Ce qui est mis en avant ici, ce n'est pas la recherche du meurtrier, mais la psychologie de celui-ci!
Genesis Alpha pourrait selon moi, être considéré comme un thriller, par la tension et le suspense qu'il impose à son lecteur. Le personnage de Rachel est assez inquiétant, elle apparaît souvent dans l'obscurité, à un rire de démente, elle s'automutile... Pendant tout un moment, j'ai cru que c'était elle qui avait tué sa sœur et qu'elle tentait de faire accuser Max et de perturber Josh. Cela peut également être un roman d'enquête, enquête menée par Josh avec l'aide de Rachel. Sans oublier le côté science-fiction amené par le clonage... Un vrai mélange qui apporte une sacrée richesse.
Jennifer Jones et Max
L'un est un psychopathe qui prémédite son geste: il choisit ses victimes, se renseigne sur elles.
L'autre est une jeune fille colérique qui a tué par accident.
Mais je ne peux m'empêcher de leur trouver des points communs.
Jennifer Jones a une vie peu structurée. Sa mère qu'elle admire se prostitue ou en tout cas fait des photos assez chaudes, elle n'hésite pas à lui faire des promesses qu'elle ne tient pas. Il n'y a pas d'image paternelle. Elle ne peut bien souvent compter que sur elle-même.
Max a été très malade et pour le sauver, ses parents l'ont cloné. Lorsqu'il l'a su, cela à quelque peu (sacré euphémisme) chamboulé son monde. Il pensait que ses parents voulaient le remplacer.
Bref, deux ados qui a une période compliquée de leur existence- aaah l'adolescence!- se retrouvent désemparés.
Dans les deux cas, je trouve qu'une certaine réflexion est amenée sur l'influence des facteurs extérieurs: la famille pour Jennifer, la famille et le jeu vidéo pour Max.
Deux ouvrages à garder sous le coude en tout cas!
Alors que Jennifer Jones sort vraiment de l'ordinaire puisque le meurtre s'est déjà déroulé, la coupable est connue. Ce qui est mis en avant ici, ce n'est pas la recherche du meurtrier, mais la psychologie de celui-ci!
Genesis Alpha pourrait selon moi, être considéré comme un thriller, par la tension et le suspense qu'il impose à son lecteur. Le personnage de Rachel est assez inquiétant, elle apparaît souvent dans l'obscurité, à un rire de démente, elle s'automutile... Pendant tout un moment, j'ai cru que c'était elle qui avait tué sa sœur et qu'elle tentait de faire accuser Max et de perturber Josh. Cela peut également être un roman d'enquête, enquête menée par Josh avec l'aide de Rachel. Sans oublier le côté science-fiction amené par le clonage... Un vrai mélange qui apporte une sacrée richesse.
Jennifer Jones et Max
L'un est un psychopathe qui prémédite son geste: il choisit ses victimes, se renseigne sur elles.
L'autre est une jeune fille colérique qui a tué par accident.
Mais je ne peux m'empêcher de leur trouver des points communs.
Jennifer Jones a une vie peu structurée. Sa mère qu'elle admire se prostitue ou en tout cas fait des photos assez chaudes, elle n'hésite pas à lui faire des promesses qu'elle ne tient pas. Il n'y a pas d'image paternelle. Elle ne peut bien souvent compter que sur elle-même.
Max a été très malade et pour le sauver, ses parents l'ont cloné. Lorsqu'il l'a su, cela à quelque peu (sacré euphémisme) chamboulé son monde. Il pensait que ses parents voulaient le remplacer.
Bref, deux ados qui a une période compliquée de leur existence- aaah l'adolescence!- se retrouvent désemparés.
Dans les deux cas, je trouve qu'une certaine réflexion est amenée sur l'influence des facteurs extérieurs: la famille pour Jennifer, la famille et le jeu vidéo pour Max.
Deux ouvrages à garder sous le coude en tout cas!
KRESSMANN TAYLOR Katherine, Inconnu à cette adresse, J'ai lu, Paris, 2012
J'avais acheté cette nouvelle il y a peu. Elle trônait près de la caisse de ma librairie de Dinant, attendant que j'arrive.
Premièrement, Madame Centi l'avait épinglé comme "Un tout bon récit!", mais bon, je ne peux pas acheter tous les récits approuvés par Madame Centi, ça viendra, je l'espère, mais chaque chose en son temps. Mon portefeuille ne serait pas capable de subir une telle dépense!
Ensuite, ma maître de stage de morale de novembre m'en avait parlé, elle l'avait fait lire à ses élèves pour leur parler de la Shoah.
Et enfin, l'argument le moins appréciable parce qu'il montre que même si je connais les viles pratiques des vendeurs, je n'y suis pas insensible: il était à la caisse. Vous savez, juste devant vos yeux. L'article que vous ne pouvez pas manquer, que vous ne comptiez pas acheter, m'enfin, comme on vous le met juste sous les yeux vous craquez!
Je l'ai lu rapidement, contrairement à tous les livres qui attendent que je sois en congé ou que mes professeurs arrêtent de me noyer de travail, au choix. C'est une nouvelle de 85 pages. Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas les lire, ces pages!
Cette nouvelle est sous forme de lettres, ce qui me permet de l'aborder en stage lors de ma leçon sur le récit de vie. J'avais George Sand pour les lettres factuelles, j'ai Kressmann Taylor pour les lettres fictionnelles. Chouette!
Inconnu à cette adresse, c'est bref, c'est intense. J'avais une crainte : que la brièveté de la nouvelle ne précipite les événements et devienne invraisemblable. Mais cela ne m'a pas choquée outre mesure. Ce n'est pas un récit gentillet, loin de là. Toute l'humanité, dans ce qu'elle a de bon et de mauvais ressort par là : l'amitié, la trahison, la vengeance. Je me réjouis qu'il n'y ait pas de manichéisme, cela rend le récit plus intéressant à exploiter, notamment en morale.
Qu'aurais-je fait si mon meilleur ami avait fermé les yeux sur la détresse de ma sœur, la jetant ainsi en pâture? La vengeance est-elle une solution?
Mais ce qui fait de ce récit une grande œuvre, ce que j'ai envie d'applaudir à m'en faire mal aux mains, c'est la lucidité dont fait preuve l'auteur! Parce que ce récit n'est pas seulement une nouvelle géniale, c'est aussi une œuvre qui aurait pu, qui aurait dû alerter le monde.
Kressman Taylor a écrit cette nouvelle fictive après avoir lu certaines lettres qui elles, étaient bien réelles. En 1938, l'auteur a une vision très nette de ce qui se passe en Allemagne et de ce qui va se passer dans le monde. Et elle l'écrit, en 1938 elle parle de censure, de camps de concentration. Cette américaine mère de famille en savait donc plus que les dirigeants européens? Auschwitz n'était pas encore construit en 38... Cette femme a su lire les signes annonciateurs d'une catastrophe.
Comme je le sais? Par la lecture de l'introduction et de l'épilogue, qui ici, apportent vraiment quelque chose au récit. C'est un plus qui vient vraiment donner encore plus de force à un récit qui en avait déjà beaucoup.
J'ai aimé, j'ai adoré, je recommande!
Je l'utiliserai en mars, mais pas seulement!
Allez, j'ai envie de partager avec vous ce chant de la résistance, après avoir lu Jorge Semprun L'écriture ou la vie et Kressman Taylor Inconnu à cette adresse dans un intervalle très court. Une chanson qui remue pas mal de chose chez moi, moi qui suis souvent plongée dans ce genre de récits. Parce que ces récits, ce ne sont pas que des histoires qui font froid dans le dos, même lorsque la réalité est romancée comme Inconnu à cette adresse, ce sont les histoires, les souffrances de milliers de personnes : des juifs, des prisonniers politiques, des homosexuels, des handicapés, des "asociaux", des tziganes...
samedi 2 février 2013
MICHAELS Rune, Genesis Alpha, Macadam, Milan
J'avais entendu parler de ce livre par une de mes maîtres de stage qui me jurait qu'il avait captivé ses élèves. J'avais donc hâte de le découvrir et Madame Muselle m'en offrait l'opportunité.
Je lis la quatrième de couverture, il s'agit d'un meurtre commis par un adolescent. Tiens donc, cela me rappelle L'affaire Jennifer Jones et il s'agit de la même collection.
Apparemment la collection Macadam ne se revendique pas comme friande de meurtres d'adolescents, mais plutôt comme une collection qui "prend des risques pour des voix littéraires capables de chahuter le lecteur et de l’emmener loin, très loin, dans le plaisir de lire".
Donc, un soir, je me décide à ouvrir ce roman. Je l'ai tout bonnement fini à 1h du matin la veille des cours, ce qui est bon signe. Je n'ai pas su le lâcher, pas su me convaincre que je le lirais le lendemain dans le train. Je devais savoir la fin tout de suite!
Outre l'histoire du meurtre qui est haletante, l'auteur arrive à mettre une certaine tension dans son livre. Je ne sais pas si c'était le fait de me retrouver seule au kot, mais j'étais vraiment stressée par moments. Il y a une réflexion sur les jeux vidéos qui n'est pas une critique pure et simple, mais plutôt un rappel de ses dangers et que les jeux, comme internet, ne sont que ce qu'on en fait.
Et la cerise sur le gâteau, une réflexion sur le clonage. Si mon clone est un meurtrier, vais-je en devenir forcément un? Dois-je être puni préventivement parce qu'il y aurait un risque que je devienne un meurtrier? Le clonage en vue de guérir une personne est-il acceptable? Le clone est-il un médicament ou un remplaçant?
Bref, le clonage, sujet dont la science-fiction se délecte est bien présent ici et pose toutes les questions éthiques qu'un tel sujet présuppose. Et ce, sans avoir l'air d'y toucher. Il s'agit d'un texte comprenant plusieurs lectures à mon sens, je ne suis pas sûre que la problématique du clonage pose autant questions aux jeunes adolescents, mais elle a le mérite d'être posée.
Bref, un roman que j'utiliserais volontiers!
Je lis la quatrième de couverture, il s'agit d'un meurtre commis par un adolescent. Tiens donc, cela me rappelle L'affaire Jennifer Jones et il s'agit de la même collection.
Apparemment la collection Macadam ne se revendique pas comme friande de meurtres d'adolescents, mais plutôt comme une collection qui "prend des risques pour des voix littéraires capables de chahuter le lecteur et de l’emmener loin, très loin, dans le plaisir de lire".
Donc, un soir, je me décide à ouvrir ce roman. Je l'ai tout bonnement fini à 1h du matin la veille des cours, ce qui est bon signe. Je n'ai pas su le lâcher, pas su me convaincre que je le lirais le lendemain dans le train. Je devais savoir la fin tout de suite!
Outre l'histoire du meurtre qui est haletante, l'auteur arrive à mettre une certaine tension dans son livre. Je ne sais pas si c'était le fait de me retrouver seule au kot, mais j'étais vraiment stressée par moments. Il y a une réflexion sur les jeux vidéos qui n'est pas une critique pure et simple, mais plutôt un rappel de ses dangers et que les jeux, comme internet, ne sont que ce qu'on en fait.
Et la cerise sur le gâteau, une réflexion sur le clonage. Si mon clone est un meurtrier, vais-je en devenir forcément un? Dois-je être puni préventivement parce qu'il y aurait un risque que je devienne un meurtrier? Le clonage en vue de guérir une personne est-il acceptable? Le clone est-il un médicament ou un remplaçant?
Bref, le clonage, sujet dont la science-fiction se délecte est bien présent ici et pose toutes les questions éthiques qu'un tel sujet présuppose. Et ce, sans avoir l'air d'y toucher. Il s'agit d'un texte comprenant plusieurs lectures à mon sens, je ne suis pas sûre que la problématique du clonage pose autant questions aux jeunes adolescents, mais elle a le mérite d'être posée.
Bref, un roman que j'utiliserais volontiers!
POMMAUX Yan, Ulysse aux milles ruses, L'école des loisirs
"Le temps manque pour tout" Honoré de Balzac.
Du coup, j'ai décidé de le prendre, le temps!
Pour découvrir un des ouvrages de mon abonnement. Et pas n'importe lequel, non, ce bel album qui me faisait de l’œil, ce qui peut paraître étrange sachant que je ne suis pas du tout une férue de BD. Non, je ne pense pas que ce soit une honte que d'aimer la BD. Seulement, il n'y en a jamais eu chez moi et entre une BD et un bouquin, je trouve le bouquin plus rentable. Ben oui, ça fait moins cher le mot.
Mais curieuse de m'ouvrir à des nouvelles pratiques, attirée par les magnifiques illustrations et amatrice de mythes, je me suis lancée! Si je n'avais pas eu cet ouvrage sous les yeux, j'aurais pris peur, illustrer une histoire qui est dans toutes les imaginations, c'est prendre un sacré risque! Et c'est fait avec brio!
Yann Pommaux, je ne vous connaissais pas, mais j'aime votre travail! Et j'adore la façon dont vous illustrez différemment ce qui concerne les mythes et ce qui concerne la BD policière! C'est succulent!
Bon, j'arrête les apartés, surtout qu'il ne lira jamais cet article et qu'en plus, soyons clairs, je n'y connais rien.
Les illustrations sont vraiment un plus pour le texte, tomber de Charybdes en Scylla, cette expression, qui, présente dans un syllabus de Théorie du droit, m'avait semblé carrément rebutante, prends tout son sens. Et les sirènes? Horribles! Contrairement à l'image romantique que l'on a d'elles et de leur chant.
Le texte est là, présent, sans doute repris de la version abrégée de l'Odyssée d'Homère publiée à L’École des loisirs. On ne souffre pas de l'abréviation, l'essentiel est là. L'univers symbolique est très présent. Le texte n'est pas présenté sous forme de phylactère, mais il est inséré dans les images. Un plus pour moi.
Je l'utiliserais volontiers pour voir les mythes avec mes futurs élèves. Les mythes appartiennent à l'imaginaire collectif et je me souviens que nos moments préférés en latin était la traduction des Métamorphoses d'Ovide, notamment le mythe d'Orphée! Cela a un impact fort sur les élèves, je me souviens de notre incompréhension fasse à l'erreur d'Orphée! Nous nous étions tous écriés "Mais pourquoi il a fait ça????!!!".
Bref, toutes les caractéristiques du mythe se retrouvent ici - forcément, c'est quand même le texte d'Homère, Sarah -, mais cela serait intéressant de les relever ici, par la BD. Le récit est caractérisé géographiquement, mais peu caractérisé historiquement. Les figures sont des dieux (Poséidon qui est un opposant, Athéna comme adjuvant), des héros (ici, Ulysse qui résiste à tout) et des créatures mythiques (cyclope, sirènes...). L'univers symbolique est omniprésent. Cela fascine le peuple, car cela fait craindre la colère des dieux! Vaincre par sa ruse (C'est le titre de la BD qui l'indique) et être sans cesse contrecarré dans ses plans par un dieu en colère. Il y a également beaucoup d'actions, ce qui nous permet de ne pas décrocher du récit.
Dans cette BD, il y a également des mises en abyme : le père qui raconte à ses enfants une histoire incroyable (d'ailleurs, les dessins ne sont pas du tout les mêmes), Ulysse qui raconte son histoire. On a bien envie de se laisser emporter.
Plusieurs points positifs : Yan Pommaux ne s'est pas arrêté au mythe d'Ulysse, il a illustré également celui de Thésée et d'Oedipe et d'Orphée. Il nous raconte également la guerre de Troie.
Cela laisse un beau panel. Ensuite, bien que dans l'abonnement nous l'ayons eu en grand format (avec de magnifiques illustrations recouvrant parfois deux pages), il existe en petit format pour moins de 10 euros. Une BD plus qu'abordable dans un format qui change nos habitudes.
Et puis Yan Pommaux n'a pas froid aux yeux, outre le fait de s'attaquer aux mythes, il transpose également en BD des contes : Blanche-Neige, La Belle au bois dormant, Le petit chaperon rouge, le tout, dans un récit policier. Ici c'est un vrai travail de réécriture dont il s'agit. Je me réjouis de découvrir cela!
Jean-Claude Mourlevat, La ballade de Cornebique, Parsi, Folio Junior, 2009
D'accord, ce livre est très léger, peut-être plus adapté à l'enseignement primaire.
MAIS, l'âge ne fait pas le lecteur! (Il fallait que je le ressorte ça)
Plus sérieusement, pour les enfants ayant des difficultés de lecture ou tout simplement peu de plaisir à lire, cela peut être la solution.
Déjà parce que ce texte est très oral, on dirait davantage un conte qu'une fable. Le genre d'histoire qu'on se raconterait bien au coin du feu. Et les enfants, les ados et même parfois les adultes aiment qu'on leur raconte les histoires, alors pourquoi par ce biais? La longue liste de noms en bique, boc, bouc est très drôle une fois lue à haute voix. Le concours d'insultes les plus farfelues est également très drôle.
Mais il y a un mais...l'âge est indiqué sur la quatrième de couverture (9 ans), alors bon, si je veux remotiver des premières diff avec un texte pleine d'humour et de tendresse, l'âge affiché risque de les décourager. Encore une pratique qui ne donne pas envie de lire, quel dommage!
Je pensais l'améliorer avec le temps (un bon mois), mais au fond, je le laisse ainsi!
MAIS, l'âge ne fait pas le lecteur! (Il fallait que je le ressorte ça)
Plus sérieusement, pour les enfants ayant des difficultés de lecture ou tout simplement peu de plaisir à lire, cela peut être la solution.
Déjà parce que ce texte est très oral, on dirait davantage un conte qu'une fable. Le genre d'histoire qu'on se raconterait bien au coin du feu. Et les enfants, les ados et même parfois les adultes aiment qu'on leur raconte les histoires, alors pourquoi par ce biais? La longue liste de noms en bique, boc, bouc est très drôle une fois lue à haute voix. Le concours d'insultes les plus farfelues est également très drôle.
Mais il y a un mais...l'âge est indiqué sur la quatrième de couverture (9 ans), alors bon, si je veux remotiver des premières diff avec un texte pleine d'humour et de tendresse, l'âge affiché risque de les décourager. Encore une pratique qui ne donne pas envie de lire, quel dommage!
Je pensais l'améliorer avec le temps (un bon mois), mais au fond, je le laisse ainsi!
Des fleurs pour Algernon
Puisque Jean-Marc Ligny constate à raison le manque de livre de SF dans nos écoles, pourquoi ne pas utiliser Des fleurs pour Algernon en classe?
Alors j'y vois bien sûr, des inconvénients:
- Le livre ne semble pas soumis à la loi de 49. Alors bien sûr, ce n'est pas une preuve de qualité, mais pour une future prof comme moi, cela me rassure quant à mon ciblage.
- Le livre est un livre de science-fiction écrit en 1956. Il n'y a aucune donnée temporelle quant au récit. Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai le sentiment (peut-être très personnel), que ce récit ne se situe plus vraiment dans le futur. Comme c'est le cas pour 1984 quand on le lit en 2012. Alors, ce n'est pas un frein au plaisir de la lecture. Mais je redoute que cela rende la science-fiction un peu confuse pour les élèves. Mais encore une fois, ce n'est pas un vrai inconvénient. Il suffira de leur expliquer quand a été écrit le livre lorsque nous l'aborderons et ce qu'est la science-fiction d'anticipation qui est très réaliste et qui nous surprend souvent de pas sa perspicacité. Mais je ne choisirais pas forcément ce récit pour aborder uniquement la science-fiction.
Les avantages:
- Qui plus qu'un adolescent se projette dans l'avenir? La science-fiction peut vraiment leur plaire, car c'est un exercice qu'ils font souvent et auquel ils prennent souvent plaisir.
- La science-fiction, par le biais de ce roman peut leur apporter une vraie réflexion sur notre société et ses travers.
- Il a été considéré comme une nouvelle, il est rapide à lire et vraiment prenant.
- Les fautes d'orthographes peuvent amuser certains.
Je pourrais le proposer à des 5èmes professionnels dans la TP Etudier l'effet idéologique d'un récit de fiction. Cela réduirait le problème de l'âge du lecteur.
Je proposerais cette nouvelle comme tâche finale. Je partirais de texte courts qui ne relèvent pas nécessairement de la science-fiction, pour ensuite, aborder Des fleurs pour Algernon.
Je prendrais comme base d'analyse la morale qui ressort de cette histoire : la place de l'intelligence dans notre vie, notamment sociale. Ici, le but ne serait pas vraiment qu'ils découvrent ce qu'est la science-fiction, même si je l'expliquerais. Ici le but serait surtout d'inférer une morale implicite.
Je pense que ce sujet, reste un sujet brulant, alors que le clivage intellectuels/manuels reste très présent. Qu'est-ce que l'intelligence? Est-ce que c'est l'apanage des intellectuels? Être intelligent rend-il heureux?
Il est temps d'arrêter de prendre les gens pour des idiots et de leur redonner confiance en eux :)
Alors j'y vois bien sûr, des inconvénients:
- Le livre ne semble pas soumis à la loi de 49. Alors bien sûr, ce n'est pas une preuve de qualité, mais pour une future prof comme moi, cela me rassure quant à mon ciblage.
- Le livre est un livre de science-fiction écrit en 1956. Il n'y a aucune donnée temporelle quant au récit. Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai le sentiment (peut-être très personnel), que ce récit ne se situe plus vraiment dans le futur. Comme c'est le cas pour 1984 quand on le lit en 2012. Alors, ce n'est pas un frein au plaisir de la lecture. Mais je redoute que cela rende la science-fiction un peu confuse pour les élèves. Mais encore une fois, ce n'est pas un vrai inconvénient. Il suffira de leur expliquer quand a été écrit le livre lorsque nous l'aborderons et ce qu'est la science-fiction d'anticipation qui est très réaliste et qui nous surprend souvent de pas sa perspicacité. Mais je ne choisirais pas forcément ce récit pour aborder uniquement la science-fiction.
Les avantages:
- Qui plus qu'un adolescent se projette dans l'avenir? La science-fiction peut vraiment leur plaire, car c'est un exercice qu'ils font souvent et auquel ils prennent souvent plaisir.
- La science-fiction, par le biais de ce roman peut leur apporter une vraie réflexion sur notre société et ses travers.
- Il a été considéré comme une nouvelle, il est rapide à lire et vraiment prenant.
- Les fautes d'orthographes peuvent amuser certains.
Je pourrais le proposer à des 5èmes professionnels dans la TP Etudier l'effet idéologique d'un récit de fiction. Cela réduirait le problème de l'âge du lecteur.
Je proposerais cette nouvelle comme tâche finale. Je partirais de texte courts qui ne relèvent pas nécessairement de la science-fiction, pour ensuite, aborder Des fleurs pour Algernon.
Je prendrais comme base d'analyse la morale qui ressort de cette histoire : la place de l'intelligence dans notre vie, notamment sociale. Ici, le but ne serait pas vraiment qu'ils découvrent ce qu'est la science-fiction, même si je l'expliquerais. Ici le but serait surtout d'inférer une morale implicite.
Je pense que ce sujet, reste un sujet brulant, alors que le clivage intellectuels/manuels reste très présent. Qu'est-ce que l'intelligence? Est-ce que c'est l'apanage des intellectuels? Être intelligent rend-il heureux?
Il est temps d'arrêter de prendre les gens pour des idiots et de leur redonner confiance en eux :)
Travail d'écriture sur base d'une peinture
Pour le cours de Madame Audin, nous devions écrire un texte (dans le genre que nous voulions, en respectant où non l'époque) sur base d'une peinture. La peinture devait représenter la situation finale de notre récit.
La peinture qui m'a été attribuée était celle-ci:
http://ilovebreda.unblog.fr/2009/04/14/small-medium-ixelles-part-five/
En écoutant Schumann de Khnopff.
Ce récit s'accompagne donc, bien évidemment d'une musique.
La peinture qui m'a été attribuée était celle-ci:
http://ilovebreda.unblog.fr/2009/04/14/small-medium-ixelles-part-five/
En écoutant Schumann de Khnopff.
Ce récit s'accompagne donc, bien évidemment d'une musique.
13 janvier 1942
Chère Elisabeth,
J’espère que tu te portes mieux,
que l’air frais de la campagne te fait du bien.
Tu me connais suffisamment pour
savoir que mon long et regrettable silence ne signifie en rien que je t'oublie.
Beaucoup de choses se sont passées depuis ma dernière lettre, on pourrait
penser qu’une vie entière s’est déroulée en quelques mois.
Mon époux a été appelé au front.
Tu peux facilement imaginer mon désarroi, toi qui a vécu une situation
analogue. Être mariée dans ces temps de guerre signifie se retrouver seule.
Jules et moi étions tellement complices que son départ m’a fait me sentir bien
vide. Les nouvelles étaient rares et je m’ennuyais fermement dans notre maison
de campagne avec pour seule compagnie ma couture, mes domestiques et le fantôme
de la présence de Jules. J’ai donc décidé de rejoindre Paris et certains de nos
amis. Tu dois penser, comme Jules, que je me plains d’aise. Lorsque je lui ai
écrit pour lui annoncer la nouvelle, il a répondu brièvement que j’étais
frivole de me mettre en danger par ennui alors que lui, ne dormait que d’une
oreille, toujours alerte aux bruits environnants. Il avait sans doute raison,
mais je préfère mettre de la vie dans mes années que des années dans ma vie.
Ainsi, pendant deux mois, j’ai
rencontré des gens fabuleux, tenu des propos à mille lieues du sujet qui aurait
dû me préoccuper : la guerre et mon mari au front. Je n’en suis pas fière,
surtout que Jules avait été tout pour moi pendant notre mariage. Il ne m’était
pas sorti de la tête, seulement face à l’ignorance de son retour j’ai préféré
oublier. Comme une alcoolique, j’ai préféré l’insouciance à la dure réalité, me
noyant dans les relations mondaines, alors qu’eux là-bas, ils veillent, ils
souffrent, ils combattent, ils exposent leur vie.
Un jour, lors d’une soirée chez
Jeanne Lapage, j’ai rencontré son fils Paul. Ses yeux bleus et son sourire –
son sourire !- m’ont immédiatement frappée. Mais où avais-je donc la tête ?
Le ridicule de la situation ne m’a pas échappé, d’autant plus que le joli cœur
n’avait que 19 ans. Je ne me suis pas inquiétée outre mesure dans un premier
temps, comptant sur mon caractère raisonnable. Mais au fil des soirées passées
chez les Lapage, sa beauté m’obnubilait. Si seulement cela avait été la seule
chose qui m’attirait vers lui ! Mais non, il avait de l’esprit, de
l’humour et une vision du monde qui était un vrai vent de fraîcheur dans ce
monde tourmenté. De quoi faire oublier à une femme ses promesses d’amour
éternel et la bienséance.
Je sais ce que tu dois penser de
moi. Une femme de 36 ans, mariée par amour, qui devrait pleurer la situation de
son cher Jules et qui s’amourache d’un enfant ! Mais ne me juge pas trop
vite, tu es comme une sœur pour moi et le pire, je le crains est à venir.
Deux semaines après notre
rencontre, nous nous promenions aux Jardins du Luxembourg, échangeant notre
vision de l’après-guerre. Il s’est arrêté net, me coupant dans mon élan et m’a
embrassée. Aujourd’hui encore, je repense comme une midinette à ce moment.
C’était plus qu’un baiser enflammé, il me semblait que c’était mon corps entier
qui prenait feu. S’en sont suivis des événements sur lesquels je ne peux ou ne
veux te donner les détails scabreux. Non pas que le pêché soit de les
dire, mais je reste une dame et bien que je manque à tous mes devoirs, je ne
veux pas que tu aies cette image de moi. Ce n’était pas un amour passager. Je
te le jure. Il semblerait que durant toutes ces années, je n’ai connu qu’un amour
gorgé de platitude. Jules est un homme bon, tout ce dont je pouvais rêver il me
l’a offert. Dans ses bras, j’étais une parfaite princesse. Mais je m’ennuyais
derrière ces barreaux –fictifs je te rassure- dorés.
Avec Paul, je vivais une
véritable passion, je me révélais à moi-même, je me découvrais un goût de la
vie. Je ne suis plus une épouse vertueuse, je suis devenue une femme et ce,
comble de l’ironie, avec un garçon qui n’est pas considéré comme un homme.
Notre idylle était mon plus grand trésor. Au diable la maison de campagne, les
serviteurs et les bijoux ! Mais notre amour était d’autant plus précieux
qu’il n’appartenait qu’à nous. Il était comme une parenthèse hors du temps et
de l’espace. Mais Dieu sait combien je voulais qu’elle dure, au point de le
prier chaque soir pour que Jules soit mortellement blessé et qu’il ne revienne
jamais. Je sais, je dois te sembler horrible et rassure-toi, je penserais sans
doute la même chose s’il ne s’agissait pas de mon histoire.
Et puis, une lettre est arrivée
un matin. Jules m’écrivait qu’il avait reçu une balle dans la jambe, qu’il se
portait bien et qu’il serait bientôt à mes côtés. Et qu’il avait hâte. J’ai
failli vomir. Je me haïssais d’être si injuste et je le haïssais de m’aimer
autant. Un comble.
Une semaine après, il était là.
L’accueil fut froid, glacé. Mes pensées étaient ailleurs, près de Paul. Tu sais
combien Jules est perspicace, combien il lit en moi comme dans un livre ouvert.
Au souper, il m’a questionnée. Je me suis confiée à lui, j’ai cru qu’il
comprendrait. Quelle naïveté ! Je lui ai tout dit, ne lui épargnant aucun
détail. C’est là que j’ai réalisé qu’il était pour moi davantage un ami, un
frère que mon mari. Il est devenu rouge de colère, m’a giflée de toutes ses
forces au point que je suis tombée, toute droite emportant la chaise avec moi.
Et il est parti.
Quand il est revenu, il m’a
expliqué qu’il avait couru jusque chez les Lapage, tout raconter à Jeanne. Il
est inutile de te préciser qu’elle était loin d’imaginer son fils entretenir
une relation avec son amie de toujours, de 19 ans son aînée ou même qu’elle a
été totalement abasourdie. Elle n’a rien dit, s’est contentée d’hocher la tête.
Mais dès le lendemain, les valises de Paul étaient faites. Il est parti à
Londres le jour même. Je n’ai reçu qu’une lettre de sa part. Il m’annonçait sa
décision de respecter le vœu de sa mère. Il voulait garder son niveau de vie et
elle l’avait convaincu qu’il devait se trouver une jeune fille de son âge et
pas une femme déjà flétrie par les années. Il me souhaitait énormément de
bonnes choses. Mon cœur s’est arrêté.
Et ce n’était pas tout, bien
entendu, Jules me quittait. Grand homme comme il est, il me laissait la maison
à Paris et mon honneur. Il tairait cet épisode, mais ne voulait plus me revoir.
J’ai donc perdu les deux hommes qui ont compté pour moi. En quelques minutes,
ma vie a basculé.
Me voilà maintenant bien seule,
n’ayant plus que la musique de Schumann pour arrêter mes larmes.
J’espère avoir de tes nouvelles
très vite et que ton soutien me sera indéfectible. Je n’ai plus le luxe de
pouvoir perdre des amis.
Ton amie dévouée.
Qui suis-je?
En lisant le carnet sur Brigitte Smadja, je me suis demandée ce que mes proches auraient dit s'ils avaient été contraint d'écrire à mon sujet. Plutôt que de le faire moi-même, tentative déjà vouée à l'échec avant de commencer, j'ai préféré laisser parler les autres.
"Si tu étais une couleur, tu serais le
rouge de la colère.
Si tu étais
un vêtement, tu serais une robe,
moulante.
Si tu étais
une boisson, tu serais une cannette
de Fanta citron.
Si tu étais
un animal, tu serais un lion qui
rugit.
Si tu étais
un objet, tu serais un stylo, un
beau, un cher !
Si tu étais
une partie du corps, tu serais une
belle paire de guibolles.
Si tu étais
un fruit, tu serais une mandarine,
on te découvre par morceau.
Si tu étais
un souvenir, tu serais inoubliable.
Si tu étais
une ville, tu serais
Londres
Si tu étais
un service, ça serait prendre des
notes pour Coralie.
Si tu étais
un âge, tu serais 24 ans, le début
du reste de ta vie, si je calcule bien.
Si tu étais
un livre, tu serais un Zafon !
Si tu étais
une rubrique, tu serais un
édito.
Si tu étais
un moyen de transport, tu serais
tes deux pieds pour venir à l’école.
Si tu étais
une photo, tu serais une photo de
Tom ! (A mon plus grand désespoir)
Si tu étais
une maladie, tu serais la
bipolarité, mais pour d’autres raisons que moi !
Si tu étais
un film, tu serais vieux film
américain des années 50!
Si tu étais
un art, tu serais “L’Art d’avoir
toujours raison” de Schopenhauer
Si tu étais
un geste, Tu serais un coup de
coude.
Si tu étais
un auteur, Tu serais de
science-fiction ou de roman historique.
Si tu étais
un lieu, Tu serais Dinant,
évidemment !
Le mot que
tu préfères : Ecole des Loisirs
Le mot que
tu détestes : anticonstitutionnellement (rires).
Ta drogue :
lire, ou plutôt accumuler des livres que tu n’as pas le temps de lire.
Le bruit que
tu aimes : les gazouillis de Tom.
Le bruit que
tu détestes : les bruits que l’on peut faire quand on mange.
Ton juron
favori : bordel !
Le métier
que tu n’aurais pas aimé faire : institutrice maternelle.
Le métier
que tu aimerais faire : éditrice ou critique littéraire.
La plante ou
l’animal dans lequel tu aimerais être réincarné : un cactus.
Si Dieu
existe, ce que tu aimerais l’entendre dire après ta mort : « Faut qu’on parle !
»"
Julie
dimanche 20 janvier 2013
SALINGER J.D., L'attrape-coeurs, 1986, Pocket, Paris
Mes a priori
Julie, connaissant mon côté puriste m'avait parlé de la première page de L'attrape-coeurs.
"Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sûrement la première
chose que vous allez demander c'est où je suis né, et à quoi ça a
ressemblé, ma saloperie d'enfance, et ce que faisaient mes parents avant
de m'avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j'ai
pas envie de raconter ça et tout."
Ça commençait bien! Je vous passe les "et tout", plus que présents.
Et puis...ce titre m'a rappelé des souvenirs. Je connaissais ce titre!
Et voilà qu'un jour, cela me revient en écoutant Imagine de John Lennon!
Comment ai-je pu oublier? L'attrape-coeurs est le livre que portait sur lui Mark David Chapman. L'assassin de Lennon.
Nous sommes en 1980. Les Beatles sont séparés depuis 10 ans.
Alors que John Lennon reprenait les enregistrements, après une période de non activité consacrée à son fils (son second fils, celui qu'il a eu avec Yoko Ono), il rentre avec Yoko Ono dans leur résidence. C'est là que Mark David Chapman les attend et tire à 5 reprises sur John Lennon. Un mythe s'éteint. Les Beatles ne se reformeront plus jamais, John Lennon est mort, imaginez (Jeu de mot pourri, je vous le concède).
Mais une autre histoire incroyable voit le jour. Une grande mort pour un grand homme.
Mark David Chapman est immédiatement arrêté.
On retrouve sur lui, un album de John Lennon muni d'un autographe de Lennon lui-même, fait quelques heures plus tôt, devant cette même résidence.
Et L'attrape-coeurs de Salinger. Il se dit que Chapman aurait dit que les réponses se trouvaient dans le livre. Chapman aurait justifié son acte par son dégoût d'un John Lennon qui prône un monde sans richesse dans Imagine (chose que Chapman aurait presque pris pour des paroles divines) et qui ne respecte pas lui-même ses préceptes (inutile de dire que les Beatles ne vivent pas sous les ponts après le succès qu'ils ont eu).
Il va sans dire que cela mettait du piment à ma lecture. Moi, la fan ultime.
Après la lecture.
Bon, le style est passé. J'ai dû m'accrocher, je ne le nierai pas. Mais après, on s'habitue.
Bien sûr, le style est choquant pour l'époque. Même si à certains égard, il paraît pour nous, très moderne. Le personnage, Holden Caulfield déteste tout, jusqu'aux détails insignifiants. Ce qui n'échappe pas à ses proches.
" En montant l'escalier, subitement, j'ai cru que j'allais encore vomir. Mais ça a passé. Je me suis assis une seconde. Aussitôt je me suis senti mieux. Mais pendant que j'étais assis, j'ai vu quelque chose qui m'a rendu cinglé. Quelqu'un avait écrit "je t'enc..." sur le mur. Ca m'a presque rendu cinglé. [...]
J'aurais bien tué celui qui avait écrit ça. Je supposais que c'était un clochard pervers qui se glissait dans l'école tard le soir pour pisser et puis écrire ça sur le mur. Je me voyais le prendre sur le fait et lui écraser la tête contre les marches de pierre jusqu'à ce qu'il soit mort et en sang. Mais en même temps, je savais que j'aurais pas le cran de le faire." pp 239-240.
Il déteste que les gens aient une valise moins bien que la sienne, il déteste ses camarades de classe, il a envie de battre sa soeur...
Il fait des choix irrationnels, passent d'une envie à un autre. Veut bigophoner (téléphoner) à tout le monde, quelque soit l'heure du jour ou de la nuit, même à des gens qu'il n'aime pas.
Pendant une nuit, il prend plus le taxi que moi dans 3 vies. Il demande après une prostituée, puis n'en veut plus. Il va à une soirée, puis la quitte précipitamment. Il veut être avec Sally Hayes puis ne veut plus la voir. Il s'imagine avoir reçu une balle dans le ventre. Il se sent bien souvent déprimé, malade. Sans raison apparente.
C'est assez déroutant, très difficile à suivre. Bien sûr, on a l'impression d'être dans la tête d'un fou.
Je pensais qu'il allait déraper, que cela expliquerait son comportement, mais non.
J'aurais voulu en savoir un peu plus. Sur la dernière page il semble être dans un hôpital. Il dit être tombé malade, mais refuse de nous en dire plus.
Certains analysent sa façon de s'adresser à un vous, comme s'il parlait à un psychanalyste. Je ne l'ai pas perçu ainsi, il parle d'un psychanalyste et de se faire psychanalyser, mais rien ne me fait penser que c'est pour ça qu'il s'adresse à un "vous".
J'ai comme l'impression qu'il me manque une clef pour comprendre ce livre, pour vraiment en tirer quelque chose.
Il m'a troublée, mais je n'arrive pas à m'expliquer pourquoi.
Je vais essayer de décanter tout ça!
En attendant, cela ne m'a pas aidé à comprendre pourquoi Chapman a fait référence à ce livre.
En attendant, je vous poste la chanson de John Lennon, Imagine qui est pour moi sa plus belle chanson en dehors des Beatles et qui transmet un magnifique message d'amour et de paix.
Ainsi que celle que Paul McCartney (mon préféré du groupe, sans aucune doute) a écrite à la mort de John Lennon et qu'il chante à chaque concert, dont celui d'Anvers où j'étais!
jeudi 3 janvier 2013
KEYES Daniel, Des fleurs pour Algernon, J'ai lu, 1972, Paris
"Robots et martiens ne courent pas les étagères de l’école, peu de
classes explorent Pluton ou Ganymède au travers d’un roman. Genre
littéraire souvent considéré comme mineur, la science-fiction reste peu
étudiée à l’école. Livres de garçons, critiques ou apologies simplistes
du progrès technique, évasion facile dans les étoiles ou pauvreté
linguistique, autant d’arguments qui, croit-on, justifient que la
science-fiction reste une lecture de la cour de récréation." Jean-Marc Ligny
La science-fiction. Oh genre méconnu par excellence.
Je n'avais dans ma bibliothèque, aucun livre de ce genre avant d'entamer mon régendat. Je pensais que la science-fiction était tout juste une affaire de geeks qui se réunissaient en cachette le soir pour parler de robots et de planètes en jouant avec des épées lasers. Bon, j'exagère, mais c'était presque ça.
Et puis, bien sûr, comme il faut gouter à tout, j'y ai gouté. En jeunesse comme en littérature générale.
Et bien, je m'étais trompée (je n'ai pas trouvé de mot plus fort!). Complètement.
On a pu voir que la science-fiction regroupait beaucoup plus que cela. Déjà, parce qu'elle compte énormément de sous-divisions.
Un panel pour contenter chacun d'entre nous. Ou presque.
Ma sous-division préférée? La science-fiction d'anticipation et l'uchronie. J'aime assez quand les histoires restent réalistes. Donc je pense avoir plus de mal avec le space opera.
Je ne suis pas la seule, à m'être trompée sur ce genre. Je pense que la plupart de mes collègues de classe partageaient mes idées préconçues.
Alors sommes-nous une minorité intolérante? Ou le reflet de ce que pensent la plupart des jeunes? A voir dans mon prochain article (Oui ici, je suis plutôt dans la subjectivité).
Et puis, je me suis prise au jeu. J'ai lu d'autres livres de science-fiction. Sous les conseils avisés d'un ami. Découvrant ainsi 1984, Le meilleur des mondes.
Comment ai-je pu si longtemps me priver de tels plaisirs?
Alors quand j'ai découvert le livre de science-fiction de cette année, je n'ai pu que m'enthousiasmer. Avec excès. Comme toujours. Mais j'ai bien fait. Cet enthousiasme est resté, tout au long de ma lecture.
J'ai même aimé les fautes d'orthographe. Pas pour elles-mêmes, mais pour la place qu'elles ont dans le récit. La logique dont elles sont la preuve.
Le narrateur est un homme de 32 ans qui écrit comme un enfant de 7 ans (tant au niveau de la forme que du fond). Cela surprend au premier abord, surtout si comme moi, on a été trop pressé pour lire la 4 ème de couverture.
Il souhaite être intelligent. Comme nous tous en somme. Mais il le veut de toutes ses forces."Le Pr Nemur a dit mais dabor pourquoi avez tu anvie daprendre à lire et à écrire. Je lui ai dit pasque toute ma vie jai eu anvie detre un télijen au lieu detre bète et que ma maman m'avez toujour dit d'essaié daprendre comme me le dit Miss Kinnian mais cé très dificile detre untélijen et même quand japrend quelque chose au cours de Miss Kinnian à l'école jan oubli bocou". pp 10-11 Des fleurs pour Algernon.
Et la science peut lui offrir cette (mal)chance. L'écriture sous forme de comptes rendus nous permet de suivre pas à pas l'évolution de Charlie Gordon grâce à son vocabulaire qui s'étoffe de jour en jour, ses expériences qui deviennent de plus en plus enrichissantes et aussi son orthographe (bien que ce ne soit pas une preuve d'intelligence!).
On retrouve deux Charlie Gordon dans le livre: un Charlie qui a tout d'un enfant et qui nous attendrit de par sa naïveté. Pour qui on a le cœur brisé également comme lorsque l'on réalise que ses prétendus amis ne font que se moquer de lui et qu'il n'a rien compris.
"Ils m'ont fait boire des tas de verre et Joe a dit Charlie est sensass quand il a un coup dans l'aile. Je pense que cela veut dire qu'ils m'aiment bien. On passe de bons moments ensemble mais je suis impatient d'être intelligent comme mes meilleurs amis Joe Carp et Frank Reilly.
Je ne me rappellle pas comment la soirée s'est terminée mais ils m'ont dit d'aller voir au coin de la rue s'il pleuvait et quand je suis revenu il n'y avait plus personne. Peut-être qu'ils étaient parti me chercher. Je les ai cherché partout tard dans la nuit. Mais je me suis perdu et j'étais fâché après moi de m'être perdu parce que je parie qu'Algernon pourrait aller et venir cent fois dans toutes ces rues sans jamais se perdre comme moi.
Et puis je ne me rappelle plus très bien mais Mrs Flynn dit qu'un gentil agent de police m'a ramené à la maison" pp 30-31
"Ils m'ont fait boire des tas de verre et Joe a dit Charlie est sensass quand il a un coup dans l'aile. Je pense que cela veut dire qu'ils m'aiment bien. On passe de bons moments ensemble mais je suis impatient d'être intelligent comme mes meilleurs amis Joe Carp et Frank Reilly.
Je ne me rappellle pas comment la soirée s'est terminée mais ils m'ont dit d'aller voir au coin de la rue s'il pleuvait et quand je suis revenu il n'y avait plus personne. Peut-être qu'ils étaient parti me chercher. Je les ai cherché partout tard dans la nuit. Mais je me suis perdu et j'étais fâché après moi de m'être perdu parce que je parie qu'Algernon pourrait aller et venir cent fois dans toutes ces rues sans jamais se perdre comme moi.
Et puis je ne me rappelle plus très bien mais Mrs Flynn dit qu'un gentil agent de police m'a ramené à la maison" pp 30-31
Et l'autre Charlie, celui que le Dr Strauss et le Dr Nemur se targuent d'avoir créé. Un homme extrêmement intelligent, plus que ses "concepteurs", mais un homme tourmenté. Rejeté par les hommes qui se sentent rabaissés par son intelligence.
Et ce que je préfère dans la science-fiction. Les réflexions que sous tendent de tels récits. Où est le bonheur? Dans l'ignorance ou dans le savoir? Le fait de savoir, n'est-ce pas une insulte à ceux qui ignorent?
Ici une belle réflexion sur l'intelligence. On voudrait tous tout savoir, avoir les réponses à tout. Enfin, on voulait, avant de concrétiser cette pensée dans une lecture. Encore une fois, la science-fiction nous permet de voir les défaut d'une société dont on pourrait rêver, dont on rêve ou dans laquelle on vit. Rien n'est parfait.
Les enfants, bien souvent, voudraient tout savoir, sur le pourquoi du comment. "Dis maman, pourquoi les nuages? et pourquoi la terre? et pourquoi? et pourquoi? ..."
Pour finir par se poser de moins en moins de questions. Notre société est-elle un vrai tremplin au savoir? Je ne pense pas.
"La vérité sort de la bouche des enfants. A l'école primaire, une insulte infâme était d'être traité d'intello; plus tard être intellectuel devient presque une qualité. Mais c'est un mensonge : l'intelligence est une tare. Comme les vivants savent qu'ils vont mourir, alors que les morts ne savent rien, je pense qu'être intelligent est pire que d'être bête, parce que quelqu'un de bête ne s'en rend pas compte, tandis que quelqu'un d'intelligent, même humble et modeste le sait forcément". P 45-46 de Comment je suis devenu stupide
J'aimerais pouvoir dire "Rolala, heureusement, ce n'est pas le cas chez nous, en Belgique, nous sommes préservés". Mais je ne peux pas. Oui, l'insulte intello est fréquemment utilisées dans nos écoles. Et c'est à pleurer. Oui, dans notre société, être intelligent est une tare. Parce que cela créé irrémédiablement de la jalousie. "Si tu es intelligent, tu réussiras bien ta vie?" Oui mais...et si je ne le suis pas? Et si quelqu'un l'est plus? Et est-ce que ça va me permettre d'être heureux? D'avoir une vie sociale?
Notre société fustige trop souvent ceux qu'elle devrait admirer.
Voici une adaptation de ce livre, datant de 1968. C'est le moment de la conférence où Charlie s'échappe.
http://www.cndp.fr/savoirscdi/index.php?id=733
PAGE Martin, Comment je suis devenu stupide, J'ai lu, 2000, Paris
mercredi 2 janvier 2013
L'art hispanique
Suite
à la rédaction d'un commentaire répondant à mon professeur sur la
littérature hispanique, j'ai décidé de m'intéresser quelque peu à cette culture hispanique (littérature, films, pas la nourriture) j'ai pensé au film Le labyrinthe de pan, que j'avais tant aimé. Et
qui, au fond, par son ambiance très particulière de guerre, sa façon de
jouer entre fantastique et récit vraissemblable me rappelle Carlos Ruiz Zafon.
Une preuve que je n'ai pas toujours détesté les fins ouvertes.
Résumé:
Espagne, 1944. Fin de la guerre.
Carmen, récemment remariée,
s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très
autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste.
Alors que la
jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près
de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien
des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler
qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté.
Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...
Un autre film hispanique, L'orphelinat. Un film bouleversant et angoissant. Encore un film qui nous laisse le choix entre le vraisemblable et l'invraisemblable. Comme dans Le labyrinthe de pan, j'ai sursauté, tremblé. Mais là, à répétition. Comme je n'aime pas avoir peur, je ne suis pas une grande fan de ce film qui pourtant à mon sens est très bien réalisé. Car il laisse vraiment deux possibilités au lecteur, à l'instar de Shutter Island (qui m'a aussi pas mal angoissée). On y retrouve le goût de Zafon pour les maisons hantées (par une histoire chez Zafon) et ici peut-être par des fantômes. Le passé des habitations revient dans chaque roman de Zafon et on le retrouve ici aussi. Comme chez Tatiana De Rosnay également. Pour ces auteurs, les murs ont une histoire et ils aiment nous la conter. Et apparemment, j'aime les lire puisque ce sont deux auteurs chers à mon cœur. Mais Zafon le fait, à mon sens, avec plus de talent parce qu'il amène avec lui une véritable ambiance.
Résumé:
Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis"... Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l'univers de Simon, convaincue qu'un mystère longtemps refoulé est tapi dans l'orphelinat...
Je ne pouvais pas parler de L'orphelinat sans penser et parler du film Les autres, autre très bon film hispanique. Un film qui m'a marqué par sa fin plus que surprenante. Encore une fois, on ressent la même tension due aux présences de fantômes. Encore une maison hantée par son histoire passée.
En 1945, dans une immense demeure victorienne isolée sur l'île de Jersey située au large de la Normandie, vit Grace, une jeune femme pieuse, et ses deux enfants, Anne et Nicholas. Les journées sont longues pour cette mère de famille qui passe tout son temps à éduquer ses enfants en leur inculquant ses principes religieux. Atteints d'un mal étrange, Anne et Nicholas ne doivent en aucun cas être exposés à la lumière du jour. Ils vivent donc reclus dans ce manoir obscur, tous rideaux tirés.
Un jour d'épais brouillard, trois personnes frappent à la porte du manoir isolé, en quête d’un travail. Grace, qui a justement besoin d'aide pour l'entretien du parc ainsi que d’une nouvelle nounou pour ses enfants, les engage. Dès lors, des événements étranges surviennent dans la demeure...
Bon, les hispaniques semblent aimer parler dans leurs films en tout cas du passé, des maisons "hantées". Ici, sur les 3 films proposés, 2 se déroulent pendant la seconde guerre mondiale (Chez Zafon aussi). Ils semblent assez friands de fins ouvertes (le jeu de l'ange de Zafon aussi) et de flirt entre vraisemblable et invraisemblable.
Bien sûr, ce n'est qu'une analyse personnelle et sans doute orientée. Mais c'est assez intéressant. Il me reste à lire Don Quichotte et l'auteur que vous m'avez conseillé et j'en sortirai plus éveillée aux œuvres hispaniques pour lesquelles je ne pensais pas avoir de dispositions. Me serais-je trompée?
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